Le bisphénol A bientôt interdit dans les préparations pour nourrissons !

blogEntryTopperCe 20 décembre 2011, en commission des Affaires sociales du Sénat, les Sénateurs ont voté (à la quasi unanimité) la proposition de Philippe Mahoux amendée par le MR qui vise à interdire à partir de 2013, le bisphénol A dans les préparations pour nourrissons (enfants de 0 à 3 ans). Il était grand temps !

Le bisphénol A est un monomère chimique utilisé entre autres dans la fabrication de plastiques à usage alimentaire dont des gobelets, biberons, etc. A ce jour, de nombreuses études ont relevé le risque de voir ce monomère développer certaines maladies (diabète, allergies, maladies cardiovasculaires…) chez les nourrissons qui ne peuvent digérer correctement cette substance.

Si l’on veut préserver la santé des enfants en bas-âge, il fallait limiter drastiquement leur absorption de BPA et ainsi exclure celui-ci de tous les récipients contenant des préparations pour nourrissons. L’OMS précise en effet que les nourrissons sont exposés directement au BPA lorsqu’ils sont alimentés à ces préparations et que cela a des effets très néfastes à long terme sur leur santé.

Prochaine étape : le vote en plénière, en janvier prochain.

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Plus de 200 diplômés en kiné sans numéro Inami !

Ils sont deux cent un exactement. Kinésithérapeutes diplômés, sortis des promotions 2010 et 2011, ils se retrouveront en 2012 dans l'impossibilité d'exercer en tant qu'indépendants.

Côté francophone, le secteur connaît, pour la deuxième année consécutive, une situation chaotique, humainement catastrophique pour les intéressés.

Le sénateur Jacques Brotchi (MR) interpellait jeudi la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), sur ce dossier.

Un vieil "outil"

Depuis 2010, un concours au sortir des études délivre un numéro Inami (permettant le remboursement et le tiers payant) pour la pratique de la kinésithérapie en tant qu'indépendant.

Cet équivalent du numerus clausus existe depuis 2005 mais il n'a été utilisé que depuis 2010, au moment où le nombre de prétendants a dépassé les quotas fixés.

En 2010, ils étaient déjà nonante-neuf à être restés sur le carreau, bien qu'ils aient leur diplôme en poche. Les actions menées en justice à l'époque avaient conduit au gel du dossier et ces personnes avaient reçu un « numéro Inami provisoire », qui fut prolongé jusqu'au 31 décembre 2011, l'espoir étant toujours qu'on abandonne le concours.

Jacques Brotchi dénonce cette situation. « Il faut planifier ce secteur, mais avec une vision précise du marché. Or, il n'existe aucun cadastre de l'activité des kinésithérapeutes. On peut faire un parallèle avec les médecins. On dispose aujourd'hui d'un cadastre pour les généralistes, on attend toujours pour les médecins spécialisés… » A partir de ces données objectives pourraient être clairement établis les besoins pour les cabinets indépendants comme pour les hôpitaux.
Autre inconnue : la proportion de kinés (dont les Français rentrés au pays) qui n'utiliseront pas leur numéro Inami.

Un cadastre, au plus vite

Le 29 octobre 2011, une deuxième édition du concours a été organisée, regroupant les promotions des deux dernières années (ceux de 2010, recalés au concours, ayant eu la possibilité de se représenter). Sur les 464 concourants, 263 ont obtenu le sésame. « Il y a donc 201 diplômés sans possibilité d'exercer en indépendant. Dont certains avaient reçu, en 2010, un numéro provisoire, prolongé jusqu'au 31 décembre 2011, et qui ont investi une année, et de l'argent, dans leur activité professionnelle. Que vont-ils devenir ? »

Brotchi demande donc qu'un cadastre soit établi au plus vite, qu'on supprime le concours, qu'on instaure un examen d'entrée après analyse objective des besoins et qu'on règle le cas des 201 kinés laissés pour compte.
Interpellée au Sénat, Onkelinx a mis en avant les avancées coulées dans la déclaration gouvernementale : une suppression du concours, conditionnée à une concertation avec les Communautés et en respectant les recommandations de la Commission de planification.

Le 18 mai 2010 (quelques jours après la chute du gouvernement, ce qui a gelé le dossier), cette Commission avait remis un avis fixant des conditions : l'élaboration d'un cadastre (lancé depuis la mise en place du gouvernement) ; définir avec les Communautés des sous-quotas par secteurs d'activités ; l'organisation, par les Communautés, d'une épreuve d'orientation obligatoire avant ou pendant les études en kiné. Mais aucune solution ne s'est dégagée pour les 201 cas problématiques et il n'y aura pas de prolongation des numéros provisoires.

Onkelinx a peu apprécié l'intervention du partenaire de majorité (au fédéral mais dans l'opposition à la Communauté), qui pointe, lui, la responsabilité, au niveau de la Communauté, du ministre PS Jean-Claude Marcourt (en charge de l'enseignement supérieur).

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Etudes de médecine : Malgré le tsunami d’inscriptions, le Parlement n’a été saisi d’aucun projet de décret !

Lors des discussions budgétaires de ce lundi 12 décembre en Commission de l’Enseignement supérieur, les Députés MR Jacques BROTCHI et Sybille de COSTER-BAUCHAU n’ont pu que déplorer, une fois de plus, le manque d’anticipation – voire de volontarisme – du Ministre Jean-Claude Marcourt (PS).

« En effet, en juillet, le Ministre de l’Enseignement supérieur se répandait dans la presse, annonçant qu’il allait « mettre le turbo »… Or, nous voici en décembre, et le Parlement n’a été saisi d’aucun texte pour aucune des problématiques en Enseignement supérieur. Rien pour le décret Paysage, rien pour la participation et, surtout, rien encore pour la situation en 1ère bac médecine ! Force est de constater que le turbo de M. le Ministre est sérieusement grippé », regrettent les Députés MR.

Déjà l’an dernier, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a dû débloquer une enveloppe de 3 millions d’euros pour tenter d’endiguer le tsunami d’inscriptions en médecine. Une enveloppe qui s’est rapidement révélée insuffisante et, cette année, ces 3 millions sont certes reconduits, mais pas revus à la hausse. Or, cette somme devra cette fois être répartie entre les étudiants de 1ère bac, mais aussi de 2ème bac.

Pour le Groupe MR, il est plus que temps d’agir ! Sachant que même si le Ministre dégageait une solution aujourd’hui, une entrée en vigueur ne serait envisageable qu’en septembre 2013… Bref, le Gouvernement est déjà en retard.

« Le Ministre plaide pour ouvrir les vannes des quotas Inami, mais il déclarait également en juillet dernier que la Fédération Wallonie-Bruxelles ne pouvait former au mieux que 400 à 500 médecins par an pour garantir tous les critères de qualité. Un paradoxe dans le langage certes, mais qui ne doit pas justifier l’inaction du Ministre », soulignent encore Jacques BROTCHI et Sybille de COSTER-BAUCHAU.
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Interview sur Radio Judaïca

Ce matin, j'étais invité sur les ondes de Radio Judaïca pour parler de politique, de médecine, d'enseignement et de bien d'autres sujets. Je vous invite à réécouter l'émission.

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Journée mondiale de la lutte contre le SIDA : où en est-on en Belgique?

blogEntryTopperLe 1er décembre est la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA. L'occasion pour moi de questionner la Ministre de la Santé et de faire le point sur la situation en Belgique, d'autant qu'il y a quelques jours,, nous apprenions que pas moins de 1196 nouveaux cas de contamination ont été diagnostiqués en Belgique au cours de 2010. Cela fait plus de trois contaminations par jour, ce qui est énorme ! C’est même un record depuis l’apparition de l’épidémie.

La lutte contre la progression de la contamination semble être un échec dans notre pays. Alors qu’en 1997, la Belgique était arrivée à faire baisser la vitesse de propagation du virus à moins de 750 nouvelles contaminations par an, les derniers chiffres sont alarmants et imposent de revoir notre approche globale de la situation.

Et pourtant, ailleurs dans le monde, au moins quarante pays où le virus est présent de manière importante ont réussi à faire baisser le taux de contamination. Du point de vue mondial, le nombre de nouvelles infections a en fait atteint son niveau le plus bas depuis 1997.

J'ai donc demandé à la Ministre quels enseignements elle tire de la situation de notre pays. Plus précisément, je me suis inquiété de savoir comment, en Belgique, un pays où l’accès au traitement est globalement bon et où les structures sanitaires sont de haut niveau, nous ne parvenons pas à faire reculer le virus. J'ai aussi souhaité savoir quel est l’état actuel de la recherche scientifique alors que l’on évoque la possibilité d’atteindre un objectif de zéro nouvelle infection dans les cinq prochaines années, si les pays investissent intelligemment. Lire la suite de ce billet...
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