Le numerus clausus est à l'article de la mort

Le numerus clausus sera remplacé par une formule de planification médicale plus douce, dès qu'un ministre - de plein exercice - aura succédé à Laurette Onkelinx. Telle est la conviction de l'ensemble des responsables concernés, tant politiques qu'académiques.

C'est cette certitude qui explique le caractère incertain dans les récents propos de l'excellence francophone concernée par la problématique mais siégeant au Fédéral, depuis qu'une « fuite » a propulsé sur la place publique la teneur du plan de réorganisation rédigé - à la demande des recteurs des universités de Bruxelles et de Wallonie - par les doyens des facultés de médecine. C'est à l'unanimité que ceux-ci, sous la présidence du Pr Gustave Moonen, chef du département de neurologie de l'université de Liège, ont proposé une organisation proche du modèle adopté par la Flandre (voir le Généraliste n°863 du 14/02/2008) soit un test d'accès au Bac 1 en médecine et en dentisterie. Et ceci après une concertation des doyens de langue française avec leurs homologues néerlandophones. Ces derniers, ceci dit en passant, sont eux aussi inquiets et souhaitent une réforme du système pour le Nord car plus de médecins vont sortir des facultés néerlandophones qu'il n'y a de numéros inami disponibles.

Champion de la première heure de la refonte d'un numerus clausus qualifié mezzo voce par les doyens de « monstrueux », le sénateur MR Jacques Brotchi affiche actuellement un double visage. Dans l'intimité des milliards de neurones qu'il partage avec ses patients, le neurochirurgien de l'ULB souffre car « on enregistre un début de pénurie flagrant d'assistants en formation dans les établissements universitaires et un manque de MG dans certaines régions ». Son visage s'illumine, par contre, dès qu'il tourne le regard vers la rue de la Loi. C'est avec un plaisir infini que le sénateur a entendu Rudy Demotte regretter publiquement « de n'avoir pu réformer » le NC. Et avec autant de gourmandise qu'il a lu dans La Libre Belgique (25/01) que la ministreprésidente de la Communauté française de Belgique, Marie Arena, jugeait qu'il « est nécessaire de supprimer le NC ».

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