La Shoah : le fil de la mémoire

Nous commémorons aujourd'hui le 67ème anniversaire de la libération par les Forces Alliées des camps où des millions d'êtres humains furent exterminés par les nazis en raison de leur origine ethnique, leur croyance religieuse, leurs idées ou leurs engagements politiques.

Libéré par les Soviétiques le 27 janvier 1945, Auschwitz-Birkenau fut le plus important de ces camps d'extermination nazis et désigne désormais par symbole la Shoah. Auschwitz est quasiment érigé en concept, celui du mal absolu, celui que l’homme est capable de faire aux autres hommes.

S’il y a égalité dans la souffrance des victimes, le cas du peuple juif est particulier. Les nazis ont voulu réduire le peuple juif à néant, en les forçant à la fuite, puis à l’extermination. Si toutes les victimes de la déportation n’étaient pas juives, tous les Juifs étaient des victimes : le simple fait d’exister en tant que Juif était considéré comme un crime. Répondre à la question « Pourquoi ? » nous amène à tirer la même conclusion que l’Académicien français André Frossard : les victimes de la Shoah furent massacrées sous le seul prétexte d’êtres nées juives et d’avoir existé. 

Nous commémorons aujourd’hui le meurtre d’un peuple, de ses valeurs et de sa culture.

Dans le camp de Majdanek, les cendres de toutes les victimes ont été réunies dans une gigantesque urne de béton, devenue un monument portant l’inscription: « Notre destin doit être un avertissement pour vous tous ». Cet avertissement reste toujours valable. Néanmoins, j’éprouve la tristesse de devoir le rappeler. Il est impératif que nous condamnions toute résurgence de l’antisémitisme, qu’il se traduise par des déclarations, des publications, des agressions physiques des profanations de cimetières ou de monuments à la mémoire des Juifs.

Pour combattre l’antisémitisme et toutes formes de racisme, nous devons enseigner aux nouvelles générations l’histoire non d’une communauté, mais celle de l’Humanité dans ce qu’elle a de plus terrible. C’est pour cela que l’histoire de la Shoah doit être transmise à tous afin que le fil ne se rompe jamais. Cet enseignement doit transmettre le respect des autres cultures, des autres religions, pour mieux se comprendre. Il faut favoriser le mieux vivre ensemble dans notre pays, pour assurer le respect de l’identité de l’autre. Introduire un cours de morale civique dans le programme du secondaire irait dans ce sens.

Dans notre pays qui a une tradition d’accueil de l’étranger, il faut que chacun fasse un effort pour comprendre et respecter la différence qui ne se conçoit que dans un effort d’intégration et de tolérance où chacun se rend compte qu’il a des devoirs afin que notre société multiculturelle puisse d’épanouir dans la paix et la prospérité. L’intolérance, le racisme, l’antisémitisme sont des plaies que des femmes et des hommes de bonne volonté doivent éradiquer à tout jamais.
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Je ne serai pas candidat aux Communales 2012 mais je soutiendrai la jeune génération du MR !

J'ai officiellement annoncé hier que je ne serai pas candidat à Uccle pour les élections communales du 14 octobre 2012 mais que je ferai campagne à Uccle et dans bon nombre de communes bruxelloises.

Elu en 2006 conseiller communal avec 1.806 voix de préférence (soit le 4ème meilleur score de la commune), j'ai fait le choix, cette fois-ci, d’aider de l’extérieur la liste MR menée par Armand De Decker.

Mon travail parlementaire et mon emploi du temps médical ne me permettront pas de m’occuper pleinement d’un mandat supplémentaire. J’assume toujours mes responsabilités et j'ai à cœur d’honorer mes engagements. En outre, je souhaite m’investir auprès de jeunes candidats et leur apporter mon expérience et ma visibilité.

Au MR, la jeune génération est talentueuse ! Elle ne demande qu’à s’exprimer et a l’ambition de bien faire. Mais même avec toute l’énergie et la motivation du monde, il n’est pas toujours facile de faire campagne lorsque l’on n’est pas connu. C’est pourquoi, j’ai envie d’être avec ces jeunes candidats sur le terrain et d’inciter les gens à voter pour eux, à Uccle, bien sûr, mais aussi dans d’autres communes bruxelloises.

Depuis 2010,je suis Sénateur de communauté et siège dans trois assemblées : le Parlement bruxellois, celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Sénat. Je consacre une grande partie de mon temps à courir d’une commission à l’autre et j’aime quand les choses avancent. Une campagne communale exige que l’on soit sur le terrain, à l’écoute de la population, et que l’on y consacre tout son temps et toute son énergie. Il faut convaincre les jeunes et les moins jeunes de voter et leur dire que même si les temps sont troubles, la politique peut faire changer les choses. Je le ferai mais cette fois-ci, de l’extérieur.

La liste uccloise sera composée de nombreux talents et de personnes expérimentées. Elle vient en outre d’être renforcée par la présence de Didier Reynders. Je suis confiant. Je suis sûr que les candidats ucclois assureront un nombre de voix confortable à la liste MR. Nos élus libéraux ont fait du bon travail. Ils méritent que les Ucclois leur renouvellent leur confiance.

On m'a posé la question de savoir si cette décision devait être comprise comme une façon de préparer un éventuel départ de la politique. Ma réponse est sans équivoque : Certainement pas ! Je souhaite continuer à mener mes combats au niveau fédéral, régional et communautaire et à m’investir au niveau du parti. C’est important pour moi. Je le fais avec conviction, mais cela demande de la disponibilité. Le rendez-vous électoral de 2014 est encore loin et si ma participation est utile à ce moment-là, je n’hésiterai pas à faire campagne… comme candidat !


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Défibrillateurs automatiques et prévention cardiaque : un intéressant débat dans le Forum de Midi

L'émission "Le Forum de Midi" diffusée sur la Première et animée par Fabienne Vande Meerssche se posait aujourd'hui la question de savoir s'il faut imposer une visite médicale et un examen cardiologique aux 400 mille jeunes affiliés à un club de football en Belgique, voire à tous les jeunes pratiquant un sport. Dans cette hypothèque, qui prendrait en charge le financement de ces examens ? Par ailleurs, à quand une  présence systématique de défibrillateurs autonomes sur les terrains et autres sites sportifs ?

Je n'étais pas invité à participer au débat mais j'ai écouté l'émission avec d'autant plus d'intérêt qu'avec mes collègues du MR Françoise Schepmans, Françoise Bertieaux et Alain Courtois, nous avons pris différentes initiatives à tous les niveaux de pouvoir afin de promouvoir davantage les défibrillateurs automatiques, de multiplier les possibilités d'installation et de mieux informer sur leur utilité et sur leur manipulation. Nous avons également déposé une proposition relative aux tests d'aptitude physique qui, s'ils étaient pratiqués au cours du cursus scolaire, pourraient notamment révéler certaines prédispositions ou certains problèmes de condition physique à prendre en considération dans la pratique de toute activité sportive.

J'ai donc contacté les responsables de l'émission, que je remercie pour m'avoir permis de m'exprimer sur antenne.

Vous pouvez réécouter mon intervention ici :



Vous pouvez également réécouter l'intégralité de l'émission ici :

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Le bisphénol A enfin interdit dans les préparations pour nourrissons, sans tabou et sans affolement !

Je suis heureux du vote survenu ce jeudi en séance plénière en faveur de la proposition de loi, amendée par le MR, visant à interdire le bisphénol A dans les contenants de denrées alimentaires pour les enfants de 0 à 3 ans. « Cette proposition est équilibrée et correspond aux recommandations de toutes les études scientifiques menées en ce domaine. »

Pour rappel, sous l’impulsion de la Commission européenne, la Belgique avait déjà légiféré sur la question en 2011 et avait interdit les biberons contenant du BPA. Mais cela n’était pas suffisant pour le groupe MR.

Dans la mesure où cette substance, soupçonnée de provoquer des dérèglements hormonaux chez les enfants âgés de 0 à 3 ans, est également présente dans les contenants des préparations pour les jeunes enfants, il nous est dès lors apparu urgent, d’interdire le BPA dans ce type de contenants.

Le groupe MR ne souhaitait cependant pas interdire le BPA dans tous les récipients alimentaires et ce pour deux raisons : d’une part, la littérature scientifique et les nombreuses études internationales sur la toxicité du BPA ont conclu qu’il n’y avait pas de preuves qui permettent de considérer le BPA nocif pour les enfants de plus de 3 ans et pour les adultes car ceux-ci peuvent le tolérer sans risque probant pour leur santé ; d’autre part, sans toxicité avérée, il nous semblait, particulièrement en période de crise, inadéquat de bouleverser le secteur alimentaire belge. Celui-ci aurait été particulièrement et injustement touché par ce changement, alors que sur les 5.200 entreprises que composent le monde alimentaire, 95% sont des PME. Et nous pouvions facilement deviner quelles conséquences désastreuses cela aurait eu sur l’emploi des 89.000 travailleurs de ce secteur.

Par conséquent, avec Dominique Tilmans, je me suis battu pour obtenir un amendement proposant de limiter cette interdiction uniquement aux denrées alimentaires pour les enfants de 0 à 3 ans. Cet amendement a finalement été adopté en Commission et les sénateurs ont également fixé, par un amendement co-signé par tous les groupes parlementaires présents, la date d’entrée en vigueur de la loi le 1er janvier 2013 pour permettre au secteur concerné des prendre les dispositions utiles afin de se conformer à la nouvelle législation.

Quelques pays avaient été précurseurs en la matière et nous pouvons nous réjouir que la Belgique en face partie !

Par ailleurs, au niveau de la prévention, je plaide également pour le renforcement de l’information aux femmes enceintes ainsi qu’aux professionnels de la santé, car, malheureusement, le BPA passe aussi par le placenta et par le lait.
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Défibrillateurs automatiques externes : il faut apprendre les gestes qui sauvent !

Chaque année, environ une personne sur mille décède des suites d'une crise cardiaque. En cas de crise cardiaque, trois petites minutes suffisent à causer des lésions cérébrales irréversibles. L'utilisation d'un défibrillateur automatique externe (DAE) permettrait de minimiser ces lésions et de diminuer considérablement le nombre de décès.

Un DAE est un petit appareil électronique portatif qui permet d'analyser le rythme cardiaque de la victime et, si nécessaire, de lui délivrer un choc électrique. En Belgique, plusieurs centaines de DAE sont installés dans des lieux publics tels que des gares, des stades, des grandes surfaces, des salles de sport, etc.

Aucune formation médicale n'est requise pour utiliser un DAE. Il suffit d'appliquer une paire d'électrodes sur le torse dénudé de la victime et de suivre les indications délivrées par l'appareil ou un opérateur, qui prend la relève en attendant l'arrivée d'une ambulance sur les lieux. Simple et efficace !

Pourtant, une étude menée par le Professeur Christophe Scavée (cardiologue à Saint-Luc) auprès de 2086 Belges nous livre des résultats édifiants par rapport à l'utilisation de ces DAE. Jugez plutôt :

- 20% des sondés n'ont jamais entendu parler des DAE;
- 76% des sondés ne se sentent pas prêts à utiliser un DAE;
- 47% des sondés ne se sentent pas capables d'intervenir face à une mort subite cardiaque;
- 95% des sondés ne reconnaissent pas le pictogramme officiel signalant la présence d'un DAE dans un lieu public !
- 58% des sondés ne connaissent pas le numéro de téléphone d'urgence 112 !

Il faut bien sûr continuer à installer des défibrillateurs dans les lieux publics, mais il faut aussi améliorer la façon de signaler leur présence et leur localisation. Vous avez peut-être un DAE sur votre lieu de travail sans même le savoir. Vous êtes en tout cas certainement déjà passé(e) à côté d'un DAE sans vous en apercevoir.

Il est également essentiel que les autorités mènent des efforts en termes d'information et de sensibilisation auprès des citoyens. Il faut que le plus grand nombre possible de personnes aient connaissance de l'utilité et de la présence de DAE, ainsi que de son utilisation. Il est possible d'apprendre les gestes qui sauvent via des programmes de formation tout simples et cet effort peut être soutenu dès les bancs de l'école.

Avec Françoise Schepmans, je viens de déposer une proposition de résolution en ce sens au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
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