Se dépasser, sans blesser ni se perdre...

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Lorsque j'ai posé mon bistouri, il y a quelques mois, le moment m'a semblé propice pour me retourner sur une vie déjà longue, riche d’événements, de rencontres et de réflexions. Pendant des semaines, avec l'aide complice et efficace d'une journaliste, Marianne Vanhecke, j'ai couché sur papier le récit de ma vie. Le résultat est une biographie dans laquelle j'espère témoigner des valeurs de travail, de dépassement de soi et de tolérance qui m'ont toujours guidé. Cet ouvrage est disponible dès aujourd'hui dans toutes les bonnes librairies et très bientôt sur l'E-Shop de mon éditeur (www.lucpire.eu) ainsi qu'en format électronique.
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Avis des Académies de Médecine de Belgique concernant l’extension aux mineurs d’âge de la loi relative à l’euthanasie du 28 mai 2002

Interpellées par le projet de loi concernant la proposition d’extension aux mineurs d’âge capables de discernement de la loi du 28 mai 2002 relative à la dépénalisation conditionnelle de l’euthanasie, l’Académie Royale de Médecine de Belgique et la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België ont mené une réflexion approfondie, dans le cadre de leur mission statutaire de conseillères du législateur.

Les Académies de médecine constatent le caractère exceptionnel de ces demandes. Si le Parlement estime opportun de légiférer en la matière, elles émettent les recommandations suivantes:

1. Les conditions requises par la loi du 28 mai 2002 (Art.3, §1er) doivent être strictement respectées

2. Les demandes doivent être limitées aux mineurs d’âge qui se trouvent dans une situation médicale sans issue à brève échéance et résultant d’une pathologie grave et incurable dans l’état actuel de la science .

3. Les demandes pour souffrance psychique causée seulement par une pathologie psychiatrique doivent être exclues.

4. Les dispositions de l’Art.14 de la loi du 28 mai 2002 concernant la clause de conscience du médecin et des paramédicaux doivent être respectées.

5. L’évaluation de la capacité de discernement du mineur d’âge est une tâche difficile. Cette évaluation doit être rigoureuse et être confiée à l’équipe multidisciplinaire qui assure les soins au mineur .La décision finale appartient au médecin qui a reçu la demande.

6. Le deuxième médecin que doit consulter le responsable de l’équipe multidisciplinaire, conformément à l’art 3 §2 3° de la loi du 28 mai 2002, doit être pédiatre ou pédopsychiatre et doit s’assurer de la volonté réitérée du patient.

7. Les parents exerçant l’autorité sur le mineur ou, à défaut, ses responsables légaux , doivent donner leur consentement informé.

8. La question de l’euthanasie chez le mineur d’âge doit être intégrée dans la problématique globale de l’accompagnement de la fin de vie de l’enfant. Le développement des soins palliatifs pédiatriques doit être poursuivi ; leur accès tant au niveau hospitalier qu’extrahospitalier doit être optimalisé et bénéficier d’un financement adapté.
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