Un 21 juillet historique !

Ce 21 juillet, j'ai vécu une magnifique journée de Fête Nationale ! Un grand nombre de moments forts se sont succédés lors de cette journée historique. J'ai été ému lors de l'abdication du Roi Albert II et très heureux d'assister à la prestation de serment du Roi Philippe. Au cours des ans, j'ai eu diverses occasions de les rencontrer, qu'il s'agisse de visites officielles, de cérémonies ou de remises de prix. J'ai une grande sympathie et beaucoup d'admiration pour ces deux souverains (ainsi que pour leurs épouses respectives). Je souhaite une paisible retraite au Roi Albert et un long et heureux règne au Prince Philippe ! Je serai un spectateur attentif de l'empreinte qu'apposera cette nouvelle génération de souverains et des défis d'aujourd'hui et de demain que le Roi Philippe et la Reine Mathilde relèveront, j'en suis convaincu, avec le talent et l'efficacité que je leur connais !blogEntryTopper
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Les résultats du premier test d'orientation aux études de médecine sont connus : réactions…

Voici le témoignage touchant de parents désemparés face aux effets d'un système initié par le manque de courage et de cohérence. La planification et l’encadrement des besoins en matière de soins de santé pour les prochaines décennies devraient pourtant être une priorité absolue !

Lettre ouverte adressée à Laurette Onkelinx, Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, et Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur

Madame la Vice-Première Ministre,
Monsieur le Vice-Président,
 
En tant que parents d’étudiants en médecine, nous nous adressons à vous, certains d’être entendus. La problématique des études de médecine vient, une fois de plus, de faire l’actualité. Le taux d’échec des étudiants de première année choque. Nous comprenons le désarroi de ces étudiants. Mais peut-être est-ce une chance pour eux ! Nous savons déjà que, parmi les 10% qui ont réussi, seuls la moitié, après 7 années d’études exténuantes et réussies, obtiendront un numéro INAMI. Les autres, reçus/collés, ne pourront ni consulter ni prescrire!

Vous connaissez une partie du problème et vous vous en êtes déjà clairement expliqué sur France 2, Monsieur le Ministre Marcourt, en juin 2012. Comme vous l’avez très bien exprimé, il y a tout lieu de s’inquiéter de ce que les étudiants français formés en Belgique, et dont les études sont payées en partie par le contribuable belge, rentrent exercer en France, une fois leur diplôme en poche. « Cela signifie qu’à long terme, nous allons vivre avec une pénurie de médecins », avez-vous dit.

Pour éviter ce problème, certaines mesures ont déjà été prises notamment par l’instauration d’un quota pour les étudiants non-résidents qui risquent de retourner dans leur pays. La quantité de numéros INAMI, délivré chaque année par les instances fédérales pourrait aussi être augmenté. Ce nombre -environ 490 pour la Communauté française- n’a pas changé significativement depuis des années alors que les conditions d’accès à nos études de médecine particulièrement souples (pas de concours d’entrée ni de numérus clausus) ont entraîné une augmentation incontrôlable du nombre d’étudiants.

Les vannes ont été ouvertes à l’entrée mais elles sont fermées à la sortie !
 
De l'autre côté de la frontière linguistique, les Néerlandophones ont pris leur responsabilité: depuis plus de 17 ans, ils maitrisent le nombre de gradués en médecine en 7è grâce à l’examen pour l’entrée en 1ère BAC. Intellectuellement, on comprend mal d’ailleurs pourquoi un examen d’entrée est accepté et entré dans les mœurs pour les études d’ingénieur civil alors qu’il suscite un tollé pour les études de médecine!
 
L’afflux d’étudiants en médecine pose encore un autre problème grave: la qualité des études et l’organisation des stages. Les auditoires sont surpeuplés, les examens difficiles à organiser, le nombre de stagiaires dans les hôpitaux est tel que les professeurs ont du mal à les former comme ils le voudraient et que le secrétariat, service crucial dans l’organisation de la formation, est débordé…

Quelle information la faculté donne-t-elle aux étudiants au sujet des médecins qui ne se verront pas octroyer de numéro INAMI ? Ils risquent de devoir se réorienter vers une médecine non curative, à savoir Médecine du Travail, Santé Publique, Médecine Légale, Journaliste Médical…Pour les consoler, on leur dit qu’au cas où ils ne recevraient pas de numéro INAMI en Belgique, ils pourront postuler dans les différents pays Européens, se spécialiser là-bas et  éventuellement revenir plus tard en Belgique. Mais dans le même temps, les hôpitaux envoient des médecins recruter des assistants (moins chers) en Roumanie! Ils vont chercher là-bas ce que nous formons chez nous…
 
"Il y a bien des plombiers au chômage!"

On nous dit que le nombre de numéros INAMI devrait croître, mais pas dans les mêmes proportions que le nombre d’étudiants diplômés après 7 années d’étude. Pire encore… Alors qu’ils étaient déjà en 4e année de médecine, les étudiants ont été prévenus par des représentants de la Faculté de médecine que tous, leur diplôme en poche, ne pourraient pas exercer la médecine car le nombre de numéros INAMI destiné à leur auditoire était déjà un peu entamé… certains de ces numéros ayant été distribués à des diplômés sortant de 7e année. Il s'agit du principe du "lissage" qui a permis d'éviter le pire à certains aînés et de retarder le moment où les jeunes étudiants des années suivantes se rendront compte du nouveau problème des "reçus-collés" après 7 années d'études. Jusqu'à présent, on ne parle que de quelques étudiants mais en 2015, ils seront plusieurs dizaines!
 
Un membre de la Faculté de médecine vous a d’ailleurs cité lors d’une réunion d’information destinée aux étudiants actuellement en 2e et 3e année, comme Nicolas. « Il y a bien des plombiers au chômage, auriez-vous dit, je ne vois pas pourquoi les médecins ne pourraient pas l’être». Et bien Monsieur le Ministre, à ce que je sache, les études de plomberie ne coûtent pas 7 ans d’études universitaires à l’Etat, ni 7 ans d’études aux jeunes diplômés. C’est l’Etat qui organise les études de médecine et qui fixe le nombre de personnes pouvant exercer le métier de médecin, ce qui n’est pas le cas en plomberie. De plus, le médecin chômeur le serait à vie.

C'est aux politiques de garantir aux jeunes qui ont étudié 12 heures par jour pendant 7 ans de pouvoir exercer leur métier; 12 heures par jour, Monsieur le Ministre, samedi inclus, pour se mettre au service de la société pour ce qu’elle a de plus précieux: sa santé! En 2017, selon le graphique que je vous joins, environ 1050 étudiants en médecine devraient obtenir leur diplôme… or il n’y a actuellement que 495 numéros INAMI prévus. On aimerait vous demander, Monsieur le Ministre, ainsi qu’à  Madame la Ministre Onkelinx, quels sont vos projets pour ces médecins “reçus-collés” en fin de 7è ?

Des parents d’étudiants en médecine

(Source : "LaLibre.be")


Par ailleurs, dans l'édition du 11 juillet du quotidien "Le Soir", on pouvait lire la réaction d'Yvon Englert, Président des doyens des facultés de médecine, face à l'annonce des résultats du premier test d'orientation aux études de médecine...

Les doyens des facultés de médecine ont analysé les résultats des étudiants de 1e médecine. Ils nuancent les chiffres livrés la semaine dernière par le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (Cium). Celui-ci évoquait un taux de réussite de 18,3 %.

Le président des doyens, Yvon Englert, avance le chiffre de 20,5 %. Par communiqué, il souhaite « souligner le fait que nous sommes au milieu du gué, car un nombre important d’étudiants ont échoué à un nombre limité d’examens, voire ont fait le choix délibéré de répartir leurs efforts sur les deux sessions (de juin et septembre). »

Fustigeant les « messages alarmistes relayés par la presse », le doyen estime que le taux de réussite de 20,5% «est somme toute habituel, non seulement pour une 1e année de médecine mais pour beaucoup de filières universitaires. C’est le prix du choix fait dans notre Communauté française de ne pas sélectionner à l’entrée aux études universitaires. »

(Source : "Le Soir" - 11 juillet 2013)

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Lettre ouverte à l'intention du futur souverain...

Quatre jours après l’annonce de l’abdication du Roi Albert II, « Le Soir » a demandé à une trentaine de personnalités belges ou attachées à la Belgique de rédiger une lettre ouverte à leur façon à l'intention du futur souverain. J'ai l'honneur de figurer parmi ces personnalités et vous invite à retrouver ci-dessous mon message au Prince Philippe...


Monseigneur,

J’ai l’honneur de Vous connaître personnellement et de Vous apprécier. J’ai été frappé par Votre discrétion, Votre simplicité et Votre curiosité pour tout ce qui touche à la médecine, à la recherche et aux problèmes de société.

Parmi Vos nombreux sujets d’intérêt, les neurosciences Vous fascinent et Vous êtes avide de connaître les progrès de l’imagerie médicale (Pet-scan, IRM, Magnétoencéphalographie). Peu de gens savent qu’un jour Vous êtes venu en salle d’opération voir sur place le métier qui était le mien, curieux de connaître la vie d’un neurochirurgien, mais aussi celle de son équipe, des médecins, des infimières, des kinésithérapeutes. Vous êtes très attentif à la recherche et, comme votre épouse, la future Reine Mathilde, Vous avez toujours répondu présent pour récompenser nos chercheurs. J’ai pu aussi mesurer Votre bonheur de rencontrer des scientifiques, de discuter avec eux et de les interroger sur l’avenir.

Si je peux émettre un souhait, continuez à suivre de près tout ce qui touche à la recherche qui représente un espoir énorme pour le développement économique et la réputation de notre pays, et à encourager nos chercheurs. Ils le méritent car ils ne sont pas toujours bien traités par nos responsables politiques. Sachant que l’on peut parler avec Vous de tous les sujets sans tabou, je formule également le vœu que Vous restiez à l’écoute des grandes questions éthiques qui animent notre société.

Je Vous souhaite, ainsi qu’à Votre épouse, de partager avec les Belges de nombreux moments où chacun pourra Vous parler en toute confiance.

Avec mon profond respect,

Jacques Brotchi, fondateur du service de neurochirurgie de l’Hôpital Erasme (ULB), ancien président de la Fédération Mondiale des Sociétés de Neurochirurgie. Sénateur de Communauté (MR).

Lire/Télécharger toutes les lettres ouvertes publiées dans "Le Soir"...

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Journée noire pour le FNRS : Nollet pratique le musèlement du Parlement et l’ingérence dans la recherche !

Ce 1et juillet, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Marc Nollet a forcé la majorité à rejeter la demande d'audition émanant du président du FNRS.

Le MR déplore à la fois cette forme censure à l’égard du FNRS et fustige la volonté persistante du Ministre de pratiquer l’ingérence dans la politique scientifique et la gestion du FRS-FNRS.

Conformément au souhait émis de concert, la semaine dernière, par Didier Viviers (Président du FNRS et recteur de l’ULB) et Bernard Rentier (Vice président du FNRS et recteur de l’ULg) de pouvoir être auditionnés par les députés de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j'ai appuyé cette demande ce lundi après midi en Commission « Nollet » (en charge de la recherche) alors que celle-ci se réunissait pour se pencher sur le projet de décret visant à la reforme du financement du Fond de la recherche scientifique.

Cette requête me parait parfaitement légitime et souhaitable. Les propos sont à ce point discordants ces derniers temps entre Monsieur Nollet et les responsables du FRS-FNRS, qu’il me semblait indispensable de pouvoir entendre le point de vue de ces derniers autrement que par voie de presse.

Le vote sur ce point ne s’est pas fait sans mal : si, dans un premier temps, le MR s’est clairement déclaré favorable à cette audition et qu’écolo s’opposait à celle-ci, la perspective d’une abstention de vote au PS a provoqué une suspension de séance (à la demande du CDH) de pas moins de 50 minutes, afin de convaincre l’ensemble des députés de la majorité de rentrer dans le rang et de voter contre ma demande.

Je ne peux que déplorer ce refus tant sur le fond que sur la forme. Que peut bien craindre la majorité d’une telle audition ? Le seul argument pour justifier cette fin de non recevoir serait que tout a été dit dans la presse ! Cela constitue donc un véritable mépris du parlement.

Par ailleurs, je partage l’inquiétude des dirigeants du FNRS sur l’ingérence organisée par ce décret dans la gestion de cette institution.

Françoise Bertieaux s’est également offusquée : « Ce qui fait la force et l’excellence d’institutions académiques telles que le FNRS, c’est qu’elles sont à l’abri de l’interventionnisme, voire de l’instrumentalisation politique. Il est primordial de garantir cette indépendance, or ce décret fait exactement l’inverse ! »

Ce 1er juillet est un jour noir pour le FNRS et pour la Liberté de la recherche en Fédération Wallonie-Bruxelles !
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