Euthanasie : le malade cérébral aussi (article Le Soir 6/6/2013)

Je viens de déposer une proposition de loi qui étend le bénéfice de la loi euthanasie, actuellement en discussion au Sénat, pour étendre aux maladies neuro-dégénératives la possibilité de déposer une « déclaration anticipée d’euthanasie ». A cette occasion, le quotidien "Le Soir" vient de me consacrer une longue interview. J'y explique qu'aujourd’hui, seuls les patients atteints de « coma irréversible » peuvent bénéficier d’un geste d’euthanasie s’ils ont pris le soin de déposer un tel document de déclaration auprès de leur médecin ou de l’administration communale. Or, c’est une notion imprécise en médecine, dont les limites sont discutables. Avec Christine Defraigne, nous proposons que ce soit le patient qui définisse sa notion de la perte de conscience : cela peut être le fait d’être déconnecté de la réalité, de n’être plus conscient de son environnement et de ne plus reconnaître ses proches, de ne plus se nourrir et d’être dans un état grabataire. A chaque être humain sa définition. En cas d’inconscience, le médecin et la personne de confiance désignée dans cette déclaration vérifieront si la conception du patient est vérifiée. L’euthanasie ne serait pratiquée qu’à cette condition », laquelle serait bien entendu à ajouter à toutes les conditions de base de la loi, qui est que la maladie doit être incurable et que sa souffrance psychique ou physique ne peut être apaisée.

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Colloque : héroïnomanie, une maladie à traiter sans tabous !

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J'organise ce jeudi 6 juin au Sénat un colloque sur le thème : "L'héroïnomanie, une maladie à traiter sans tabou".

En Belgique, on dénombre 60.000 héroïnomanes (partiels ou à temps plein). On estime entre 20 et 30% le pourcentage d’héroïnomanes qui a un impact négatif sur la société (population pathogène et/ou criminogène).

Par ailleurs, en cas de surdose, l’héroïne peut entraîner la mort par dépression respiratoire. La dépendance à l’héroïne peut, de nos jours, être traitée par des médicaments de substitution : méthadone ou buprénorphine (15.000 personnes traitées en Belgique). En outre, les déclencheurs de cette assuétude sont divers et parfois combinés : fragilité mentale, accidents psychologiques, facteurs génétiques, ou simplement premières prises « accidentelles ». Il faut donc considérer l’héroïnomanie comme une maladie dont la prise en charge doit être globale : une prise en charge d’ordre médicale et un traitement psychologique. Afin d’éviter les dérives sociétales engendrées, il faut donc prendre en charge les héroïnomanes et considérer cette problématique comme une maladie à traiter de manière multidisciplinaire et sans tabou !

Si cette problématique vous interpelle et vous intéresse, je vous invite à contacter mon collaborateur Sebastien Bovy par mail : bovy@mr.polgroups.senate.be et à nous rejoindre au 21 rue de Louvain à partir de 9 heures.
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