Le parlement de la Fédération en passe d'adopter la réforme des études de la santé

Chers amis,

Vous aurez peut-être été étonnés de lire, dans certain articles de presse publiés ce matin, une position qui m'a été attribuée à tort par l'agence BELGA. Contrairement à ce que la dépêche de BELGA annonçait, le MR a bel et bien défendu un amendement visant à rendre ce décret plus juste et non à le durcir. A toutes fins, je re-publie ci-dessous la dépêche originale ainsi que la correction que BELGA a communiqué aux rédactions, à ma demande.

Communiqué original :
BRUXELLES 21/03 (BELGA)

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devrait adopter mercredi en fin de journée, majorité contre opposition, le projet gouvernemental de réforme du secteur de la santé, un dossier sensible à plusieurs égards porté par le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt.

Le décret repose notamment sur la réduction du nombre d'années d'étude de base de médecine de sept à six ans pour s'aligner sur les normes européennes, la spécialisation en médecine générale passant quant à elle de deux à trois ans.

La suppression du numerus clausus en fin de 1e année, qui faisait déjà l'objet d'un moratoire, a été saluée sur les bancs de la majorité comme de l'opposition. Mais elle ne résout pas le problème du contingentement fédéral sur les agréments à l'issue des études, les fameux quotas de numéros Inami. Ces quotas aggravent la pénurie de médecins dans plusieurs provinces wallonnes, selon les francophones, alors que les partis du nord du pays les juge utiles pour contenir les dépenses en soins de santé.

Etant donné que le niveau des premiers mois du cursus sera "fortement durci" du fait de la réforme, ont été prévus une formation préalable destinée aux rhétoriciens, un test d'orientation non-sélectif avant le début de l'année académique (en juin et/ou septembre) ainsi que des activités de remédiation durant l'été et le premier quadrimestre.

L'examen d'entrée accompagné d'une année de propédeutique, prôné par le MR, n'est pas retenu, les partis de l'Olivier le jugeant trop stigmatisant pour les élèves issus d'écoles moins favorisées.

Le point le plus sensible porte dès lors sur l'épreuve de janvier, qui débouchera sur des possibilité s nouvelles de réorientation et de remédiation, mais aussi, pour les étudiants ayant eu une moyenne inférieure à 8/20, sur un possible "étalement" de la 1e année.

Les étudiants voient dans cette mesure la possibilité de rendre l'étalement obligatoire et d'instaurer un frein à l'accès aux études. "C'est un examen d'entrée déguisé", a affirmé Jacques Brotchi (MR), pour qui les étudiants qui ne sont pas prêts en septembre ne le seront pas davantage en janvier.

Le ministre Marcourt (PS) a rejeté cette vision des choses, insistant sur les mesures propédeutiques et de remédiation prévues par le décret. "C'est vrai qu'à défaut d'accord entre le jury et l'étudiant, l'étalement pourra être imposé, mais ce sont des cas résiduels, et ils pourront précisément être aidés grâce à l'étalement, dans la perspective d'une école de la réussite, et sans devoir payer un nouveau minerval", a-t-il souligné.

Un amendement du FDF propose de relever la barre de l'étalement de 8/20 à 10/20. Les 3,2 millions d'euros débloqués il y a deux ans par le gouvernement pour aider les facs de médecine à faire face à l'afflux d'étudiants, passés d'environ 2.000 à 4.000 en quelques années, sont pérennisés par le décret.

Mais ce soutien est jugé insuffisant par le MR qui, en plus des problèmes d'infrastructure, agite le spectre d'un encadrement professoral insuffisant face à la masse d'étudiants, lors de travaux pratiques. "Imaginez un urologue devant demander à un patient d'autoriser 60 étudiants à examiner sa prostate", a lancé M. Brotchi.

Correction du communiqué :
BELGA CORRECTION : La réforme des études de la santé adoptée au parlement de la Fédération
ATTENTION USERS : Rédactions, veuillez noter que l'amendement FDF portait sur une suppression pure et simple de la possibilité offerte au jury d'imposer l'étalement de la 1re année.
BRUXELLES 21/03 (BELGA)


Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté mercredi, majorité contre opposition, le projet gouvernemental de réforme des études du secteur de la santé. Il a également rejeté un amendement du FDF, soutenu par le MR, visant à supprimer la possibilité pour le jury d'imposer à l'étudiant un étalement sur deux ans de sa 1re année de médecine si sa moyenne est inférieure à 8/20.


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Décès de Georges Schnek

Ce lundi, j'ai appris le décès du baron Georges Schnek, l'une des figures de la communauté juive en Belgique.

Ancien résistant à l’occupant nazi, Georges Schnek était professeur émérite de chimie à l’ULB et enseignait également l’histoire juive.

Fondateur de l’Union des étudiants juifs de Belgique, Georges Schnek était également président d’honneur du Consistoire central israélite de Belgique ainsi que du musée juif de Belgique.

Il avait également pris part aux discussions pour évaluer le préjudice matériel subi par les juifs belges lors de la Seconde Guerre mondiale.

Je souhaitais rendre hommage à ce grand homme et faire part de ma sympathie et de mes sincères condoléances à la famille et aux proches de Georges Schnek.
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Football : deux incidents relancent le débat sur les défibrillateurs automatiques !

Au cours des derniers jours, nous avons appris coup sur coup que deux joueurs de football ont été victimes de malaise cardiaques, l'un lors d'un entraînement, l'autre juste avant de débuter un match de la coupe d'Angleterre.

En Angleterre, le footballeur de Bolton Fabrice Muamba est actuellement entre la vie et la mort, après avoir été victime la veille d'un arrêt cardiaque sur le terrain lors d'un match de Coupe d'Angleterre. Soigné dans un hôpital londonien, sa vie a peut-être été sauvée par un cardiologue présent dans le stade qui a couru sur le terrain pour donner les premiers soins. Le quotidien britannique "The Sun" révèle ce lundi que les docteurs se sont battu durant deux heures pour que le cœur du footballeur puisse fonctionner de manière autonome à nouveau. Malgré la rapidité de l'intervention, le cœur de Muamba n'a plus battu durant 7 minutes. Ce qui fait craindre des dommages au cerveau, sans oxygène pendant cette période.

En Belgique, c'est Gilles Merck, un joueur de l'Arquet âgé de 23 ans, qui s'est effondré sur le terrain de Schaltin où il terminait l'échauffement avec ses équipiers. Victime d'un malaise cardiaque, le joueur a été conditionné sur place par l'équipe médicale du SMUR. Malgré la rapidité de cette intervention, l'issue aurait certainement été fatale si un des juges de ligne et deux joueurs de Schaltin, tous les trois issus du milieu médical, n'avaient prodigué les premiers soins.

Même si rien ne dit que ces malaises auraient pu être évités suite à la détection d'éventuelles malformations cardiaques, voilà deux regrettables incidents qui relancent le débat sur la nécessité de généraliser l'installation de défibrillateurs automatiques dans les endroits publics ainsi qu'aux abords des infrastructures sportives. Il est également impératif de sensibiliser le grand public, dès l'adolescence, à la manipulation (au demeurant fort simple) de ces appareils.

Il s'agit pour moi d'une mesure urgente et importante. Avec mes collègues du MR Françoise Schepmans, Françoise Bertieaux et Alain Courtois, nous avons d'ailleurs déjà pris différentes initiatives à tous les niveaux de pouvoir afin de promouvoir davantage les défibrillateurs automatiques, d'augmenter les possibilités d'installation et de mieux informer sur leur utilité et sur leur manipulation. Au Sénat, nous avons également déposé une proposition relative aux tests d'aptitude physique qui, s'ils étaient pratiqués au cours du cursus scolaire, pourraient notamment révéler certaines prédispositions ou certains problèmes de condition physique à prendre en considération dans la pratique de toute activité sportive.

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La fin des bébés nageurs ?



Ma réaction au rapport d'experts du Conseil Supérieur de la Santé concernant les effets néfastes du chlore sur les bébés-nageurs.

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La situation politique et humanitaire en Syrie est insupportable !

Ce que nous pouvons observer en Syrie est odieux et insupportable pour tous les démocrates, pour tous les amis des peuples du Proche-Orient, pour toutes les personnes qui connaissent la Syrie.

Le décombre macabre des victimes, le massacre d’enfants dans les villes martyrisées d’Hama et d’Homs, les bombardements assassins sans aucune discrimination, les coups de feu contre les journalistes côtoient un référendum bidon sur la Constitution. Jusqu’où la barbarie peut-elle aller ? Jusqu’où peut aller le cynisme du régime de Damas ?

Face à cette situation terrible, le Sénat a voté ce jeudi 8 mars une résolution qui condamne fortement ce régime et ces pratiques inhumaines. Le MR soutient cette résolution.

Je déplore profondément que la Chine et la Russie, alliés traditionnels de la Syrie, continuent de bloquer toute action forte. Rien ne peut justifier ce blocage de la part de deux membres permanents du Conseil de sécurité, qui ont des responsabilités dans le maintien de la paix et de la stabilité internationale.

J'éprouve surtout une immense frustration devant l’incapacité de la communauté internationale à faire cesser le massacre. L’union européenne, la communauté internationale et le Conseil des Droits de l’Homme tentent de mettre en place des instruments pour punir les auteurs de ces crimes contre l’humanité.

Pour que la situation change concrètement, que pouvons-nous faire de plus alors que nous savons l’intervention armée hors de portée en l’absence de feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies ? Il faut une cessation immédiate de la violence et des violations des droits de l’Homme et un accès libre pour les Nations unies et les agences humanitaires afin d’acheminer l’aide nécessaire pour soulager les souffrances de la population syrienne !

Au-delà de l’urgence humanitaire, il revient aux autorités syriennes de mettre fin aux violences, de mettre fin à la répression implacable qui a déjà causé la mort de plus de 8000 civils, afin que se dégage enfin l’espace nécessaire pour une solution politique pacifique et crédible sur la base de l’initiative de la Ligue arabe.

C’est pourquoi je me réjouis du vote intervenu en séance plénière ce jeudi. Le Sénat belge, par sa Commission des Relations internationales, doit continuer à se saisir de ce dossier !

Télécharger/lire l'intégralité de mon intervention à la tribune de la Chambre !

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Etudes de médecine : Le MR s’indigne du manque de considération du Ministre Marcourt pour le travail parlementaire !

Ce mardi, la Commission Enseignement supérieur se penchait sur le décret « réorganisant les études du secteur de la santé » au sein de la Fédération Wallonie- Bruxelles.

Ce décret, il est vrai, a déjà fait couler beaucoup d’encre, étant donné les nombreux flous et imperfections qui persistent. Il est en outre également contesté par les étudiants du secteur médical, toutes facultés, associations ou idéologies confondues. Les étudiants organiseront d’ailleurs une manifestation ce mercredi 7 mars après-midi devant le cabinet du Ministre; manifestation qui vient malheureusement un peu tard, étant donné le vote de la majorité sur le texte, cet après-midi.

En début de séance, les députés Jacques Brotchi et Françoise Bertieaux se sont offusqués du fait que l’application du décret se trouve déjà en ligne sur les sites web des universités francophones, et en particulier sur le site de l’ULG dont le Jean-Claude Marcourt est le Ministre de tutelle, et ce avant même que le texte ait été discuté en commission.

« Notre travail parlementaire a été court-circuité ! A quoi bon, défendre nos idées et apporter des changements au décret si, de toute façon, Jean-Claude Marcourt part de l’idée que son texte sera voté tel quel ! Ce sont des jeux de politiciens ! Les groupes Ecolo et CDH ne s’y sont d’ailleurs pas trompés puisqu’ils se sont également insurgés contre ce procédé. Jean-Claude Marcourt vend la peau de l’ours avant de l’avoir voté ! » explique Jacques Brotchi.

Outre cet incident, le Ministre fût bien embarrassé quand il a fallu parler du financement ce décret et dégager les moyens – énormes – nécessaires à sa mise en application, alors que l’on demande à toutes les institutions de faire des économies.

« Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre que le coût de la mise en œuvre du décret n’avait pas été évalué. Les trois millions accordés en premier bac sont prioritairement absorbés par la construction de nouvelles infrastructures étant donné le tsunami d’étudiants. Mais ce n’est pas tout ! Si nous instaurons un examen d’évaluation en janvier avec un jury de contrôle, une re-médiation et un encadrement pour les étudiants qui n’ont pas obtenu 8/20, il faut de l’argent. C’est un projet mégalomane impossible à financer en période d’austérité.» conclut Jacques Brotchi.
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