Choisir le sexe de son enfant reste illégal (article Le Soir 30/05/2013)

A Bâle en Suisse, il est désormais possible pour les parents de choisir le sexe de leur enfant. Mais attention, son Hôpital universitaire n’offre cette possibilité qu’aux parents porteurs de gènes de graves maladies héréditaires qui ne touchent qu’un sexe en particulier. La loi suisse n’autorise en effet la sélection de spermatozoïdes et donc du sexe de l’enfant que dans ce cas. Ce serait le seul établissement d’Europe occidentale à offrir cette option.

La méthode utilisée vient desEtats-Unis et s’appelle MicroSort. Elle consiste à tenter de séparer par centrifugation les spermatozoïdes dont l’hérédité est féminine de ceux dont elle est masculine. La méthode serait plus efficace en ce qui concerne le tri des filles (90 %) que celui des garçons (75 %).

En Belgique, cette pratique n’est pas autorisée. Deux lois existent sur la question du choix du sexe de l’enfant. La première est la loi de 2003 sur la recherche sur les embryons in vitro. Elle stipule en son article 5,5o « qu’il est interdit d’accomplir des re- cherches ou des traitements axés sur la sélection du sexe », sauf celle «qui permet d’écarter les embryons atteints de maladies liées au sexe ». La seconde date du 6 juillet 2007. Elle interdit d’utiliser la procréation médicalement assistée « pour aboutir à un enfant de son choix, avec telles caractéristiques physiques ou tel sexe ».

En 2011, la presse avait pourtant révélé qu’un gynécologue anversois proposait des inséminations en vue d’obtenir un enfant de tel ou tel sexe. Il recourait, lui aussi, à la méthode du tri des spermatozoïdes. Or, la loi de 2007 l’interdit.

En 2011, j'ai déposé une nouvelle proposition de loi avec Christine Defraigne car s'il est hors de question de manipuler les embryons aux fins d’eugénisme, la loi n’envisage pas les raisons médicales que sont les maladies héréditaires graves. Or, je pense que dans ce cas bien particulier, on est en droit de permettre aux parents d’avoir un enfant sans qu’il soit atteint d’une maladie grave. Actuellement, si on se rend compte que l’enfant est atteint de la maladie durant la grossesse, que fait-on ? On avorte ? Ce n’est pas mieux ! Je mets en balance l’avortement et le choix du sexe. C’est une question éthique, morale mais aussi de santé. Dans ces circonstances, le choix du sexe est logique et bien meilleur que l’avortement.

Dans notre proposition, nous n'avons pas dressé de liste précise des maladies qui pourraient être prises en considération. Cela est tout à fait possible, mais je pense que cela doit se faire en concertation avec les experts. Notre proposition de loi de 2011 a été prise en considération en commission des affaires sociales mais elle n’a pas encore été discutée. En conséquence, actuellement, aucune sélection du sexe ne peut être légalement réalisée dans le cadre d’une procréation assistée en Belgique.

Cela veut-il dire qu’il ne s’en pratique pas? La firme qui « trie » les spermatozoïdes possède des antennes dans le monde entier... Et des enquêtes ont montré que des gynécologues belges se prêtaient à des inséminations contre quelques milliers d’euros, en justifiant ensuite qu’ils offraient ainsi aux parents le choix du sexe. Mais les poursuites semblent inexistantes.

« Cette pratique s’inscrit manifestement contre l’esprit de la loi actuelle. Mais en matière pénale, mieux vaut préciser exactement ce qui est interdit. Certes, cette technique n’emploie pas d’embryon et la loi sur la procréation précise que c’est le don de gamètes qui est interdit. Or, il n’y a pas de don de gamètes au sens strict, puisqu’il s’agit de l’usage des propres spermatozoïdes du père. Il faut donc plus précisément interdire cette technique pour empêcher que certains fassent des profits en profitant du désir des couples d’avoir un enfant d’un sexe précis. Une pratique qui est, pour nous, inacceptable», explique Christine Defraigne à La Libre Belgique.

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Décapiter les gros salaires : Un climat malsain (article JDM 24/05/2013)

Le Pr Jacques Brotchi, professeur émérite à l’ULB et ancien chef de service à l’hôpital Erasme (neurochirurgie), aujourd’hui sénateur MR, affiche sa perplexité à l’égard de la proposition de loi de son collègue Louis Ide qui consiste à limiter les salaires des patrons d’hôpitaux.

"Je ne comprends pas les motivations qui sous-tendent cette proposition et je vous avoue qu’elle me laisse perplexe, pour rester courtois. Très sincèrement je ne la comprends pas. A moins que mon collègue ait, dans son collimateur, un exemple précis auquel il veuille s’attaquer". Ainsi réagit le Pr Jacques Brotchi qui a pour collègue Louis Ide, auteur de cette proposition de loi visant à encadrer la rémunération des di- recteurs d’hôpitaux. Proposition de loi qui, selon toute vraisemblance, a peu de chance de passer. En tous cas, pour sa part, le sénateur Brotchi ne la soutiendra pas.

"Ce que je peux vous dire, c’est que dans un hôpital universitaire, comme Erasme, le salaire d’un médecin directeur est le même que celui d’un médecin chef de service de médecin, de chirurgie ou de neurochirurgie par exemple. Alors compte tenu du salaire que j’avais moi-même comme chef du service, je pense que le médecin directeur d’Erasme serait très content de voir son salaire augmenté pour être mis à niveau de celui de ministre-président. C’est tout à fait à l’opposé de l’esprit de la proposition de M. Ide puisque lui voudrait décapiter les gros salaires. Je sais aussi que, dans les hôpitaux publics non universitaires, le salaire d’un médecin directeur et gestionnaire est celui d’un professeur d’université". Dans les hôpitaux universitaires, ou non, peuvent également venir s’ajouter au traitement des indemnités cliniques, vu l’inconfort des gardes et les prestations. Il y a deux barèmes : celui de chef d’un service médical et celui de professeur d’université sans indemnités cliniques.

Chasse aux sorcières

Dans les hôpitaux privés, on imagine qu’un médecin gestionnaire ou un médecin-directeur gagne plus. Mais, souligne Jacques Brotchi, il s’agit à d’une tout autre problématique. C’est la liberté, insiste-t-il, de n’importe quelle entreprise à la recherche d’une valeur sûre en vue de diriger un de établissement de mettre sur la table un très bon salaire en vue d’obtenir de telle personnalité ses services comme médecin gestionnaire ou médecin directeur. "On est là dans une situation tout à fait différente car nous ne sommes plus dans un barème de salarié dans la fonction publique. Je pense qu’il peut y avoir des différences significatives, cela ne me dérange pas. C’est comme si l’on décrétait qu’un médecin en pratique privée ne peut pas gagner plus qu’un médecin faisant une carrière universitaire. Ce serait une atteinte à la liberté fondamentale de la pratique médicale. Les médecins ont la liberté des honoraires en fonction des prestations effectuées, et personnellement je ne souhaite pas y toucher".

En tant que mandataire politique, le sénateur, comme tous ses collègues élus, doit remettre la liste de ses mandats à la Cour des comptes, et sous enveloppe scellée son patrimoine. "Mais je ne vois pas pourquoi maintenant il faut laver plus blanc que blanc, obliger les citoyens à déclarer ce qu’ils gagnent sur la place publique. C’est la meilleure formule pour créer des jalousies d’autant que les gens ne comprennent pas que si on travaille plus, on peut gagner plus aussi". Donc pas question, pour Brotchi, d’imposer aux hauts fonctionnaires d’hôpitaux qu’ils déposent le montant de leurs re- venus et patrimoine à la Cour des comptes.

Le sénateur voit encore à travers cette polémique un climat malsain. "Cela fait penser un peu au maccarthisme, à la chasse aux sorcières. Qu’est-ce qu’on va chercher ? J’ai toujours voulu récompenser le travail. Je ne dis pas que l’on travaille plus dans le privé mais dans le public, malheureusement, quand une per- sonne ne travaille que 6 heures par jour et une autre parfois plus du double, tous deux auront finalement le même salaire. A travail égal salaire égal mais si le travail est inégal, salaire inégal", conclut le neurochirurgien.

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Jacques Brotchi, l'invité du samedi de "LaLibre.be"

Neurochirurgien de renommée internationale, Jacques Brotchi évoque son parcours: enfant juif caché pendant la guerre, professeur à l’ULB et sénateur MR. En tant qu’Invité du samedi de LaLibre.be, le baron Brotchi partage également ses connaissances du cerveau humain, l’avancée de la recherche et sa vision des politiques de santé en Belgique.

Vous êtes né en 1942. Enfant juif, dans quelles conditions avez-vous vécu la guerre ?

Avec mes parents, nous étions cachés dans le village de Mont (Vallée de l’Ourthe). La famille Simon a pris des risques énormes pour cacher un couple juif avec enfant dans sa ferme. Ce qui est extraordinaire, c’est que tout le village a gardé le secret. Les habitants étaient de connivence pour nous protéger dans des caches séparées ou des caves lorsque des convois de l’armée allemande ou la gestapo passaient. Cela a duré jusqu’à la libération du village par les Américains.

En 2011, vous avez quitté la Fondation de l’ULB suite à une succession d’actes antisémites dans l’université. Aujourd’hui, vous sentez un relent d’antisémitisme ou vous vous dites que cela a toujours existé ?

Dans l’Histoire, l’antisémitisme a toujours existé, mais il y a des vagues plus calmes et d’autres plus aiguës. L’affaire Dreyfus (fin 19ème) s’inscrivait dans un antisémitisme clair et net en France qui n’a jamais disparu. Pour l’instant, nous assistons à une montée de l’antisémitisme et de l’intolérance. Ce n’est pas seulement le résultat de la crise ou de l’immigration, mais aussi le fruit d’une extrême droite de plus en plus puissante dans des pays européens comme la Hongrie et la Grèce. A l’ULB, j’étais déçu de l’absence de réactions de la direction face à la répétition d’actes antisémites sur le campus, qu’ils proviennent d’extrême gauche, d’extrême droite ou de groupements musulmans. On a aussi vu des baptêmes étudiants avec des symboles nazi… Depuis, le recteur Didier Viviers s’est clairement démarqué en faisant preuve de fermeté.

Que peut faire un juif pour combattre cela ?

Ici, l’antisémitisme est fortement lié au conflit au Proche-Orient. Au sein de la communauté juive, qui comprend 25 à 30.000 personnes, ceux qui ont un esprit de tolérance ont un rôle à jouer. Face au Proche-Orient, nous devons avoir une politique d’ouverture. Personnellement, je suis pour des Etats palestinien et israélien indépendants avec des liens économiques, car les signatures militaires ne peuvent être durables que s’il y a des liens humains réels. Ce n’est qu’avec des hommes de bonne volonté qu’on réalisera qu’il y a de la place pour tout le monde, et non ‘à la place de l’autre’.

Depuis votre entrée en politique en 2004, on constate que vous êtes très actif sur les dossiers Santé, Recherche, Enseignement supérieur et bioéthique, mais très peu visible médiatiquement. Vous n’êtes pas un homme de combats politiques et médiatiques ?

Je ne cours pas après les micros et caméras. Je suis très actif en commissions et en plénières, mais j’interviens sur les sujets qui ont fait ma vie. Mon agenda est plein et je me bats sans cesse, mais reste toujours très respectueux. Je combats les idées sans anathèmes. C’est sans doute pour cela que l’on m’entend moins que d’autres.

Vous comptez vous représenter en 2014 ?

Bien sûr que je serai candidat en 2014, il n’y a aucun doute là-dessus !

Le ministre Nollet, en charge de la Recherche scientifique, a annoncé ce mardi dans la Libre la création d’un fonds « thématique » dédié à la recherche fondamentale. Vous trouvez que Jean-Marc Nollet gère bien ce département ?

Non ! Clairement, non ! Je vis cela de l’intérieur pour avoir été chercheur et impliqué au FNRS. Il ne le gère pas bien, car il oublie que le FNRS est une entité privée, et il souhaite le gérer comme une administration. Le politique n’a pas à donner des ordres aux chercheurs !

On assiste à un bras de fer entre l’Absym et la ministre de la Santé Laurette Onkelinx sur les suppléments hospitaliers en chambre double. Vous êtes de quel côté, en sachant que vous êtes dans la majorité fédérale ?

Mon côté, c’est celui du pragmatisme, soit entre les positions de la ministre et celle de l’Absym. Il faut trouver une voie médiane. Je suis pour la liberté des honoraires, avec une certaine mesure qui tient compte des défavorisés qui ont droit aux soins et n’ont pas les moyens de payer des suppléments. Les médecins sont très soucieux de cela. J’ai été salarié… sans jamais compter mes heures. Mais d’autres médecins salariés ne sont pas dans cette logique : ils arrivent à 9h du matin et à 16h30… on ne les trouvait plus. Pour le même salaire, je trouve cela injuste.

Vous sous-entendez que le statut de salarié peut faire fuir des médecins d’hôpitaux comme Erasme ?

Mais bien sûr !!! C’est pourquoi je défends la médecine libérale, mais aussi sociale afin que tout le monde puisse être soigné, même si vous n’avez pas les moyens de payer des suppléments. Les indépendants sont des gens qui se battent et ont la vie dure.

Vous pensez que tout est fait pour que la médecine belge ait un bel avenir ?

Non, pas du tout. Je suis fort inquiet du tsunami d’étudiants en médecine. Il faut instaurer un examen d’entrée en médecine, afin qu’on ait enfin les moyens de former correctement ces étudiants. Dans le même temps, il faut proposer une année de mise à niveau pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’être bien formés pour entamer des études de médecine. L’un ne va pas sans l’autre. Il faut aussi étoffer les formateurs sur le terrain, car la médecine s’apprend au lit du malade. Enfin, vu la pénurie de médecins dans de nombreux secteurs, il faut supprimer le numerus clausus pour les diplômés. Aujourd’hui, des centaines de diplômés n’obtiennent pas de numéro Inami et doivent faire autre chose. C’est inadmissible.

Vous mettez en garde les jeunes qui veulent se lancer en médecine ?

Oui, je les préviens du type de vie qui les attend et des sacrifices nécessaires.Puis, ils doivent savoir qu’être médecin ne signifie pas forcément ‘gagner beaucoup d’argent’. Ce n’est plus vrai aujourd’hui.

Passons à votre spécialité : le cerveau. Qu’ignore-t-on de fondamentale sur son fonctionnement ?

Enormément de choses, on en sait moins que ce que l’on croit. Les nouvelles technologies nous permettent de découvrir de plus en plus de choses. Certains appareils permettent de suivre l’information dans le cerveau et donc de comprendre ce qu’il se passe concrètement à partir des ondes magnétiques du cerveau. Alors qu’on connaît son anatomie, on doit comprendre l’ensemble du fonctionnement du cerveau et de ses connexions et médiateurs. On recherche des solutions à de nombreuses maladies neuro-dégénératives, comme l’Alzheimer où l’on est qu’au début de sa compréhension. On fait des choses extraordinaires en neurochirurgie, on opère avec l’équivalent d’un GPS en étant guidé comme dans une voiture pour arriver à un endroit très précis au milieu du cerveau. Mais, si nous sommes capables de faire des gestes fantastiques, nous ne parvenons pas à réparer des dégâts. La réparation est un immense enjeu, que ce soit celle de la mémoire, de certaines zones après une congestion cérébrale ou de la moelle épinière pour les paraplégiques.

La reconstruction de la moelle épinière, c’est pour dans 5 ou 50 ans ?

Il faudra certainement encore une bonne dizaine d’années. Je ne veux pas être plus précis pour ne pas décevoir ceux qui l’attendent pour demain. Il est important de dire qu’il n’existe pas aujourd’hui de traitement scientifiquement prouvé pour réparer la moelle épinière en y injectant des cellules souches, contrairement à ce que des escrocs prétendent sur Internet. C’est une arnaque ! Vu que des handicapés feraient n’importe quoi pour guérir, certains en profitent pour abuser de leurs espoirs.
Une solution mécanique pourrait-elle voir le jour avant la solution cellulaire ?

Il existe des prothèses expérimentales. Ce n’est que le début, mais ça existe. Il s’agit de prothèses que l’on mettra autour des jambes et que l’on pourra commander par la volonté. Un paraplégique pourra ainsi se lever et faire quelques pas. Pas courir, ce n’est pas la jambe qui bouge, mais l’enveloppe autour. Il existe des bras articulés à partir des cellules motrices du cerveau qui sont captées par des électrodes. Avec la télémétrie, on pourra même se passer de fils. C’est extraordinaire en attendant de pouvoir réparer de l’intérieur.

Le GSM représente-t-il un danger pour le cerveau ?

Non. D’après ce que j’en sais et d’après la littérature à ce sujet, non ! Les radiations électromagnétiques des GSM ne sont pas pour autant anodines. Sur des rats par exemple, cela a une incidence, mais cela ne produit pas de tumeurs ou de troubles de la mémoire. Puis, ce que le rat va recevoir dans l’ensemble de son cerveau comme radiations se limitera à la peau ou l’oreille chez l’homme. Et ce n’est pas parce que notre oreille chauffe lors de longues conversations téléphoniques que le cerveau chauffe. Après plusieurs heures d’exposition intense, le cerveau du rat va chauffer de 1°C. Rien ne démontre que la fièvre a des conséquences sur notre cerveau ou son développement. Mais pour les enfants, qui ont un cerveau en développement, nous ne savons pas s’il y a un risque d’ici 30 à 50 ans. Il faut donc les inciter à envoyer des sms ou faire des appels rapides quand c’est nécessaire. Principe de précaution oblige. Notons aussi que dans une voiture, qui est une cage de Faraday, l’émission est plus importante qu’en plein air.

Quelle est dès lors votre conclusion politique ?

Il faut que le téléphone émette le moins possible, et pour cela, il faut davantage d’antennes pour diffuser le réseau dans nos villes. Il faut aussi qu’elles soient meilleures, comme le réseau de 4ème génération (4G) par rapport au 3G.Clairement, la 4G permet au GSM de moins émettre de radiations électromagnétiques tout près de notre tête. Je sais que mon message ne va pas dans le sens habituel, mais il est bien dommage que nous n’ayons pas de 4G à Bruxelles. Il nous faut la couverture de réseau la plus performante possible.

Christian de Duve, Prix Nobel de Médecine, nous a quittés. Vous pensez qu’il pourra un jour avoir un successeur en Belgique ?

C’est exceptionnel, mais je connais des chercheurs belges qui sont nobélisables. Certains ont déjà raflé tous les prix sauf le Nobel.

Dernière question plus personnelle, vous acceptiez d’opérer vos proches ?

Oui, je l’ai fait avec des gens très très proches, mais ce n’est pas évident. Des membres de ma famille m’affirmaient qu’un confrère ne serait pas forcément moins stressé que moi. Heureusement, tout s’est toujours bien passé et ils vont tous très bien. Je vous avoue qu’à la fin de l’opération, le chirurgien est plus fatigué que le patient…

Entretien : Dorian de Meeûs
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La recherche scientifique est-elle mal aimée ? (article LLB 24/05/2013)

Dans "La Libre" de ce jour, Jean-Paul Duchâteau interviewe le Recteur de l'Université de Liège, Bernard Rentier, sur l'état de santé de notre recherche scientifique et mes récentes déclarations à l'encontre de la politique de Jean-Marc Nollet. Bernard Rentier confirme mon analyse. Il rappelle que chercheur, c'est l'un des rares métiers où l’on décide soi­-même ce sur quoi on veut chercher et donc où l'on s’investit totalement. Les chercheurs ne sont pas pas prêts, et ils ne l’ont jamais été, à recevoir des injonctions sur la manière de redistribuer les moyens. Les gens n’aiment donc pas entendre M. Nollet rappeler sans cesse qu’il est le ministre de tutelle et qu’il faut faire ce qu’il dit...

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Nollet est le pire ministre que la Recherche ait connu ! (article LLB 23/05/2013)

Le ministre de la Recherche scientifique était sur le grill ce mercredi. In­terrogé en séance plénière du par­lement de la Fédération Wallonie­ Bruxelles, Jean-Marc Nollet s’est vu prié de s’expliquer au sujet de son annonce faite mardi à La Libre Belgique re­lative à la création d’un nouveau fonds de Recherche et d’une centaine de pos tes de chercheurs dès 2014. Si les parte­naires de la majorité (PS et CDH) n’ont visiblement pas trouvé satisfaction dans la réponse de leur collègue de l’Olivier, je me suis fait un plaisir de dire tout le bien que je pense des annonces du ministre. Mon analyse est à lire dans l'édition de "La Libre" de ce jour. Un article que je vous invite à découvrir ci-dessous...

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