Il est grand temps d’évaluer le cancer en Belgique

Le sénateur Jacques Brotchi et le député Daniel Ducarme ont déposé en octobre à la Chambre et au Sénat des propositions de loi visant à créer une Commission fédérale d’analyse et d’évaluation du cancer en Belgique et demandent au gouvernement un plan d’action global contre le cancer.

Ces politiciens MR sont convaincus que la prévention du cancer implique la connaissance du nombre de cancers, leurs types, leur évolution, les moyens les plus efficaces pour les combattre, les résultats… Ils remarquent que les données belges sont souvent sujettes à caution en raison de l’inexistence d’un registre national du cancer en Belgique. «Bien souvent, les chiffres utilisés sont extrapolés sur base de registres régionaux ou de données provenant de pays limitrophes», commente le Pr Brotchi. Il considère que pour mener une politique de prévention efficiente et ciblée, il faut organiser la collecte des données à l’échelle nationale.

Jacques Brotchi rappelle que La Fondation Registre du Cancer, créée en mai 2006 pour enregistrer les cas de cancer, ne fonctionne pas totalement efficacement en raison d’un financement insuffisant. «C’est pour cette raison que le système d’enregistrement a été imparfaitement implanté dans la partie francophone du pays. Le dernier nombre de cas rapportés pour la Belgique (46.438 en 2001) est inférieur au nombre de cas réels estimés à 55.000 pour la même année. Cette disparité provoque une absence de données interprétables entre la Flandre d’une part et Bruxelles et la Wallonie d’autre part: en 2001, on observait une différence de taux d’incidence rapportée de l’ordre de 30% entre le Nord et le Sud du pays.»

(article publié dans le Journal du Médecin, 16 novembre 2007)
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Journée mondiale du diabète

La journée mondiale du diabète (qui aura lieu demain) bénéficie pour la première fois de l’appui de l’ONU. Ce soutien a été décidé en décembre 2006, le diabète ayant acquis un statut aussi péjoratif que les maladies infectieuses comme le sida, la tuberculose et la malaria.

Le problème concerne 246 millions de personnes de par le monde. La campagne est chapeautée par la FID1 (fédération internationale contre le diabète), par l'ADA (American Diabetes Association) et la JDRF (Juvenile diabetes research foundation). La date du 14 novembre a été retenue car c'est le jour de l'anniversaire de Frederick Banting qui, avec Charles Best, a été le premier à concevoir l'idée qui a mené à la découverte de l'insuline en 1921.

Pour que cette journée ne reste pas lettre morte, le sénateur Jacques Brotchi (MR) a organisé un colloque au sénat mercredi passé. Il y a convié plusieurs spécialistes et acteurs politiques, sans oublier le président élu de la FID, des représentants de l’ABD et de son équivalent flamand, la VZV. En organisant ce colloque, le Pr Jacques Brotchi avait pour objectif de sensibiliser le monde politique, représenté entre autres par la sénatrice Nahima Lanjri (CD&V, présidente de la commission Affaires sociales du sénat) et par Muriel Gerkens (ECOLO, présidente de la commission Affaires sociales à la chambre).

Le Pr Brotchi explique: «Le diabète nous concerne quasiment tous, il y a en Belgique environ 400.000 diabétiques, dont 100.000 sont traités par médicaments, et 300.000 par les médicaments et l'insuline. Je voulais marquer dès à présent la semaine mondiale du diabète en organisant ce colloque afin de sensibiliser en particulier mes collègues parlementaires à ce fléau». Le Dr Georges Krzentowski (past president de l’ABD) confirme le bien-fondé de cette démarche: «En Belgique, le diabète touche une personne sur 20, mais concernera bientôt une personne sur 10. Cela a des implications économiques et humaines gigantesques. Il est clair que le monde politique doit s'exprimer sur ce thème».

(article publié dans le Journal du Médecin, 13 novembre 2007)
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