Praticiens de l'art infirmier : vers la filière unique pour revaloriser la profession !

La semaine dernière, une proposition de résolution instaurant une filière unique pour la formation des infirmières, chaînon essentiel du système de santé, a été in extremis retirée du vote en commission de l’enseignement supérieur de la Communauté française. Pourquoi avoir soustrait cette proposition (dont je suis l'auteur) ? Tout simplement parce que le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, m’a répondu qu’il partageait mon point de vue sur l’essentiel des points et qu’il comptait déposer une proposition de décret dans ce sens avant Pâques 2013, ce qui permettrait de connaître une rentrée académique 2013 déjà modifiée.

Concrètement, je propose de remplacer le système actuel, très compliqué, par une filière unique de formation. Je considère qu'il est impératif de tirer la filière vers le haut et de revaloriser le métier car l'on constate, en Belgique, une réelle difficulté à recruter durablement du personnel infirmier en milieu hospitalier. C'est la résultante d’un manque de considération attaché au métier, du peu d’attractivité d’une grande partie des tâches et des horaires aléatoires.

L’exigence d’un art infirmier de plus en plus pointu, la technicisation de plus en plus poussée impose la formation supérieure comme standard. Quasi toute l’Europe forme d’ailleurs déjà ses infirmiers dans l’enseignement supérieur et la Belgique a déjà été mise en demeure d’en respecter les directives, qui impose 4.600 heures de formation. Cela induira dans la foulée une légitime revalorisation barémique, ce qui sera difficile dans les conditions actuelles. Mais le fait est qu'on ne peut plus reporter cette réforme qui attend depuis des années.

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Des hôpitaux bafouent la loi euthanasie (article Le Soir)

Dix ans après l’entrée en vigueur effective de la loi sur la dépénalisation partielle de l’euthanasie, l’organisation qui a principalement contribué à porter le débat sur la place publique, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), en fait le bilan. Un bilan complexe...

Les responsables de l'ADMD ont mené la semaine dernière un vaste débat public en présence d’un grand nombre de praticiens, médecins généralistes ou hospitaliers. Certes, la loi semble plutôt globalement appliquée sans problèmes majeurs. Le « tsunami » d’euthanasies promis par certains n’a pas eu lieu. A l’inverse, les professionnels de la santé témoignent surtout d’une augmentation d’un refus de toute euthanasie par certains établissements hospitaliers.

Certains hôpitaux, parfois au sein de leur comité d’éthique, conviennent de ne jamais pratiquer d’euthanasie. Un médecin qui s’obstinerait à la pratiquer (et donc à appliquer la loi) se voit mis à l’écart. Une situation qui aboutit à des situations dramatiques pour les patients. Or, comme l'explique l'article du Soir, le refus « institutionnel » d’appliquer la loi est illégal. Seule l’objection individuelle de conscience est prévue par la loi.

La loi doit-elle évoluer ? Certaines limites de la loi frappent à la porte : pourquoi les mineurs en sont-ils privés ? Pourquoi les malades atteints de maladies cérébrales dégénératives doivent-ils anticiper leur départ, faute de pouvoir « réitérer » leur demande ?

Je me suis exprimé en faveur de l’extension de la loi actuelle aux mineurs et aux personnes démentes. Certains craignent d’ouvrir la boîte de Pandore, mais je peux témoigner que les enfants atteints de maladie grave disposent d’une grande maturité. De même, l’imagerie peut nous permettre d’objectiver la dégénérescence cérébrale. Il faut populariser la déclaration anticipée, car seuls 2 % des patients qui arrivent à l’hôpital ont préalablement exprimé leur conception. Il faut aussi supprimer l’obligation de renouveler cette déclaration tous les 5 ans. C’est comme un testament : celui qui veut le changer le peut à tout moment.

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