Fin des quotas INAMI : un numéro de prestidigitation

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J’ai pris connaissance de la mesure de la Ministre de la Santé visant à supprimer le contingentement INAMI pour les disciplines médicales en pénurie. Je me réjouis que l’on prenne enfin en compte cette situation de pénurie que je dénonce depuis des années. Les archives du Sénat témoignent de mes nombreuses tentatives de pointer du doigt l'absence d’un cadastre complet de l’activité médicale, étape indispensable pour être en mesure d’évaluer de manière claire les besoins en effectifs médicaux pour les années futures. 
 
Par contre, je ne peux que regretter qu’il faille attendre 2020 pour répondre à une situation à laquelle nous sommes dès à présent confrontés ! Aucune solution ne semble apportée pour le millier d’étudiants « excédentaires » qui sortiront d’ici 2019* et qui se verront interdire le droit d’exercer leur profession ! Je déplore donc le sort réservé aux diplômés des prochaines années.
 
Je constate que la mesure annoncée ne répond pas non plus au problème structurel de la planification. La ministre évoque un manque de quelques 96 médecins généralistes et de quelques dizaines de spécialistes dans les 4 autres disciplines en Fédération Wallonie-Bruxelles. Or, ce sont des milliers d’étudiants diplômés pour lesquels il faudra trouver une solution dans les années à venir. 
Enfin, la mesure ne répond malheureusement pas non plus au problème de l’attractivité dans ces branches et risque d’en faire des sous-catégories de médecins. C’est donc pour moi un mauvais numéro de prestidigitation pour répondre à un problème bien réel ! * Le rapport de la commission de planification prévoit en effet un «surplus » de près de 2000 étudiants diplômés en médecine d’ici à 2019 par rapport aux quotas INAMI actuels. Si ceux –ci ne sont pas révisé, ce qui ne semble pas être le cas, ces 2000 jeunes médecins se verraient tout simplement refuser le droit d’exercer la médecine ! 
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