Sans examen d'entrée, Maggie De Block ne bougera pas (article Le Soir 20 nov. 2014)

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Proposition de décret relatif à l’instauration d’un examen d’entrée en médecine et en sciences dentaires

(déposée par M. J.BROTCHI, Mme F. BERTIEAUX et M. O. MAROY)

Résumé:

En Fédération Wallonie-Bruxelles, les ministres successifs de l’Enseignement supérieur ont modifié à diverses reprises la législation en matière d’accès aux études de médecine et de médecine dentaire. Nos universités doivent depuis quelques années accepter tous les étudiants finançables qui s’inscrivent et l’attractivité de la filière médicale ne se dément pas. La surpopulation dans les auditoires menace la qualité de l’enseignement. La situation est d’autant plus dramatique que le gouvernement fédéral a maintenu un contingentement des numéros INAMI après le 2ème cycle de la formation et que le risque est réel que de nombreux diplômés n’obtiennent pas cette attestation INAMI. Nous ne pouvons plus maintenir le libre accès à ces filières et envoyer les jeunes étudiants au casse-pipe. Il faut donc d’urgence installer un examen d’entrée en médecine et dentisterie, avec l’instauration d’une année spéciale de remise à niveau pour les étudiants qui en auraient besoin.

Développements :

1) Situation juridique et multiples revirements politiques :

Le gouvernement fédéral a décidé en 1997 de prendre des mesures pour limiter l’offre en médecine et médecine dentaire.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, les ministres successifs de l’Enseignement supérieur ont modifié à diverses reprises la législation en matière d’accès aux études de médecine et de médecine dentaire : filtre au terme du 1er cycle de 3 ans en 1997, suppression de celui-ci en 2003, épreuve d’orientation en fin de 1ère année en 2005, et instauration d’un moratoire dès 2008 (le cas des étudiants dits « reçus-collés », ayant réussi leur année, mais ne pouvant poursuivre, ayant démontré les effets pervers du système).

En mars 2012, un nouveau décret réorganisant les études du secteur de la santé est adopté. Il ne concerne que les étudiants en médecine. Le texte instaure un test d’orientation non contraignant à l’entrée des études, et met en place des mesures éventuelles de réorientation/étalement après la session de janvier en 1ère année.
Il ramène également la durée des deux premiers cycles à 6 ans (et non plus 7). Ceci implique qu’il y aura en 2018 une double cohorte d’étudiants. Ce dispositif est repris dans le décret du 7 novembre 2013 définissant le paysage de l’enseignement supérieur.

A chaque modification décrétale, le ministre concerné croit avoir trouvé la meilleure solution possible, mais, à chaque fois, le système mis en place montre ses limites, et il est abandonné.

2) Etat des lieux actuel et répartition des compétences :

En Communauté flamande, un examen d’entrée dont la réussite conditionne l’entrée dans les cursus de médecine et dentisterie a été instauré dès 1997.

Lorsque des décisions sont prises en matière de formation médicale, leur impact n’est pas immédiat, et cette nécessité d’avoir une vision à long terme est l’une des difficultés de ce dossier complexe, qui implique divers niveaux de pouvoir. En effet, c’est au niveau fédéral que se négocient les quotas INAMI ou la durée de la formation. C’est là aussi que se prépare le cadastre de l’activité médicale, indispensable pour organiser enfin une planification fiable des professions de la santé.

Cette limitation fédérale du nombre de diplômés qui ont accès au 3ème cycle de leur cursus et au remboursement des soins de santé pour leurs patients existe toujours actuellement. Parallèlement, les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles doivent accepter tous les étudiants finançables qui s’inscrivent et l’attractivité de la filière médicale ne se dément pas.

Lors de la rentrée académique 2010, c’est un véritable appel à l’aide que lancent les Doyens de Facultés de Médecine : la surpopulation dans les auditoires menace la qualité de l’enseignement.

En effet, si on comptait 935 inscrits en 1ère année de Baccalauréat en 2000-2001, ce chiffre n’a cessé d’augmenter En 2009, ils sont 2500 inscrits; en 2010, ils sont plus de 3300; en 2012, ils sont 3980…En 5 ans, le nombre d’inscrits en médecine double, en dentisterie, il quadruple.
Nos Facultés de Médecine, prêtes à accueillir environ 1.500 jeunes, ne sont pas capables d’en former le double ou le triple. Les locaux, les auditoires, peuvent être dédoublés, mais pas les lieux de stage.

3) Le problème des étudiants qui risquent de ne pas recevoir de numéros INAMI :

Le surplus de candidats médecins francophones par rapport au nombre de n° INAMI est connu de longue date. Un mécanisme de lissage fédéral est prévu pour résorber les étudiants surnuméraires entre 2008 et 2018, mais si rien ne change, la réserve sera complètement épuisée du côté francophone dès la fin 2017.

Depuis 2004, année après année, les Facultés de Médecine francophones puisent dans la réserve de n° INAMI dans années suivantes pour que leurs étudiants puissent poursuivre leur cursus. Pour la médecine, de 2004 à juin 2014, 4.303 attestations INAMI ont été attribuées, alors que 3.562 étaient planifiées. Et le mouvement va s’accélérer. En 2018, les projections parlent de 2.200 diplômés (double cohorte).

En dentisterie, il n’y a pas eu de dépassement avant 2012, mais le nombre d’inscrits a explosé, et la situation est problématique depuis lors. Le risque existe que la réserve d’attestations jusqu’à 2020 soit épuisée dès 2016…Pour rappel, c’est après cinq ans que le couperet tombe pour ces étudiants.

La situation est intenable, tant pour ces étudiants qui risquent de ne pas pouvoir obtenir leur numéro INAMI et poursuivre leurs études que pour les finances publiques qui ne peuvent se permettre de laisser ces jeunes diplômés sur le carreau. Lors de cette rentrée 2014, les Doyens de Médecine ont décidé de conserver des numéros INAMI pour les cohortes suivantes, ce qui revient à ne pas en accorder à tous les étudiants actuellement en 3ème Master.

La situation était connue depuis des années, mais elle est en train de nous exploser à la figure. Il est temps d’agir, pour assurer l’avenir de nos futurs diplômés.
Les projections parlent de plus de 1.000 diplômés surnuméraires côté francophone en 2018, pour moins de 400 côté néerlandophone.

4) Une solution sur mesure :

Une médecine de qualité s’apprend au lit du malade, dans le concret, pas uniquement sur les bancs de l’université. La vraie médecine, humaine, basée sur l’écoute et l’examen du malade, ne s’apprend pas dans les livres. Elle demande un enseignement pratique dispensé par des maîtres de stages compétents.

Cet afflux massif d’étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles pose clairement problème quant à la qualité de la formation de nos futurs médecins.

En attendant une future réforme du contingentement au niveau fédéral, qui s’appuiera
sur un cadastre de l’activité médicale, incluant des données géographiques, et qui permettra certainement d’aider les étudiants actuellement en fin de 2ème cycle, il n’est pas politiquement responsable ni humainement acceptable de laisser la situation actuelle pourrir. Nos jeunes sont attirés dans un véritable guet-apens.

La seule solution est d’instaurer un examen d’entrée qui vérifie si le jeune sorti du secondaire a les connaissances scientifiques suffisantes et la maturité pour suivre et comprendre les cours en 1er Bac. Deux sessions de cet examen seront organisées chaque année. L’examen existant depuis 1997 au Nord du pays pourrait être une source d’inspiration pour nos universités.

Si cet examen révèle des lacunes trop importantes, le jeune sera orienté vers une année de remise à niveau spécifique aux Sciences de la Santé, organisée par nos universités. Quand on voit les dégâts pour le jeune et sa famille d’un échec en première année, tant au niveau financier, qu’au niveau personnel, cette année de remise à niveau fait partie d’une stratégie de promotion de la réussite. Cet examen d’entrée envisagé ne pénalise pas l’intelligence, mais répond à l’insuffisance de la formation dans l’enseignement obligatoire.

Un examen qui ne porterait que sur des connaissances acquises durant les dernières années de l’enseignement général serait discriminatoire vis-à-vis d’étudiants moins bien préparés par leur établissement secondaire. Un deuxième volet est indispensable : une mise en situation de l’étudiant, amené à se positionner face à divers cas concrets, une évaluation de sa capacité à comprendre les données qui lui sont fournies, ses capacités de raisonnement et son empathie à l’égard des personnes souffrantes.

Une année de remise à niveau spécifique aux Sciences de la Santé sera organisée par les universités.

L’étudiant pourra présenter quatre sessions de l’examen d’entrée, réparties sur deux années académiques. S’il échoue lors de l’examen, mais souhaite malgré tout entamer des études en médecine ou dentisterie, l’étudiant se verra contraint de suivre les cours de l’année préparatoire. La réussite de cette année spéciale Sciences de la Santé lui permettra de s’inscrire sans devoir présenter les matières théoriques de l’examen (mais cela ne le dispensera pas de présenter les autres épreuves). D’autre part, s’il désire finalement s’inscrire dans une autre filière, les crédits réussis lors de cette année seront bien entendu valorisés.

Il est indéniable que l’organisation de l’année de remise à niveau aura un coût, mais les conséquences financières et psychologiques d’un échec en 1ère année du supérieur pour le jeune et sa famille sont très importantes. Il s’agit ici de la mise en place d’un processus d’aide à la réussite.

Commentaires des articles

Article 1er :

Un examen d’entrée est introduit à l’entrée des études de médecine et de médecine dentaire. Les modalités d’organisation de cet examen et les matières sur lesquelles il porte sont déterminés par les universités organisant ces filières et réunies au sein de l’ARES.

Une année de remise à niveau devra être suivie par tout étudiant ayant échoué à l’examen d’entrée et désirant s’inscrire dans ces filières.

La réussite de cette année spécifique dispense de présenter les épreuves de l’examen d’entrée relatives aux matières théoriques réussies (mais pas les autres parties de l’examen) et permet d’obtenir des crédits valorisables en cas de réorientation de l’étudiant.


Article 2 :

Le système mis en place pour l’année 2013-2014 dans le décret du 23 mars 2012 est désormais remplacé par ce qui est détaillé à l’article 1er du présent décret.


Article 3 :

Cet article porte sur l’entrée en vigueur du présent décret, fixé à la rentrée académique prochaine.



Proposition de décret relatif à l’instauration d’un examen d’entrée en médecine et en sciences dentaires

Article 1er :

L’article 109 du décret du 7 novembre 2013 définissant le paysage de l'enseignement supérieur et l'organisation académique des études est remplacé par :

Article 109. - § 1er. Ont seuls accès aux études de premier cycle en sciences
médicales et en sciences dentaires en vue de l'obtention du grade qui les sanctionne les étudiants qui satisfont aux conditions générales d'accès aux études de premier cycle visées à l'article 107 et qui justifient d'une attestation de réussite à l'examen d’entrée.

Identique et simultané dans toutes les institutions universitaires, cet examen est organisé collégialement chaque année, une première fois durant la première quinzaine de juillet et une seconde fois durant la première quinzaine de septembre, par les institutions universitaires habilitées à organiser et organisant des études de premier cycle en sciences médicales et en sciences dentaires.

Dans le respect des missions fixées à l'article 21,5°, elles sont tenues de participer à l'organisation et à l'évaluation de l’examen d’entrée, aux conditions fixées par le Gouvernement.

Cet examen est accessible à tout candidat en situation de pouvoir satisfaire pleinement aux conditions générales visées à l'article 107 avant le début de l'année
académique.

Il vise à évaluer les aptitudes spécifiques et les compétences prérequises pour entreprendre les études visées. Les institutions universitaires habilitées à organiser et organisant des études de premier cycle en sciences médicales et sciences dentaires réunies au sein de l’ARES déterminent les matières sur lesquelles portera cet examen d’entrée. Elles arrêtent également le programme détaillé de l'épreuve.

Chaque étudiant ne peut présenter que quatre sessions de l’examen d’entrée réparties sur deux années académiques.

§ 2. Par dérogation au § 1er, ont également accès aux études de premier cycle en sciences médicales et en sciences dentaires, les étudiants ayant obtenu au moins 45 crédits d'un programme d'études de premier cycle du secteur de la santé dans un établissement d'enseignement supérieur en Communauté française ou d'un programme d'études d'un établissement d'enseignement supérieur belge, dès lors que ces études mènent à la délivrance de grades académiques similaires.

Toutefois, les étudiants visés à l'article 27, § 7, de la loi du 27 juillet 1971 sur le financement et le contrôle des institutions universitaires, ou qui auraient déjà été
visés par ces mêmes dispositions lors de l'inscription visée à l'alinéa précédent ne sont pas admissibles aux études de premier cycle en sciences médicales et en sciences dentaires.


§3. Si l’étudiant échoue à l’examen d’entrée, il se voit proposer une année de remise à niveau intitulée « Année préparatoire en Sciences de la Santé », organisée par les institutions universitaires. Son programme est établi par les institutions universitaires habilitées à organiser et organisant des études de premier cycle en sciences médicales et sciences dentaires réunies au sein de l’ARES. La réussite de cette année dispense de représenter les matières théoriques inscrites au programme de l’examen d’entrée.

Article 2 :

Les articles 6 et 10 du décret du 23 mars 2012 réorganisant les études du secteur de la santé sont abrogés.

Article 3 :

Le présent décret produit ses effets pour la rentrée académique 2015-2016.


J. BROTCHI
F.BERTIEAUX
O. MAROY

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Pour que Bruxelles ne devienne pas la capitale de l’antisémitisme !

Ce dimanche 4 mai devrait se tenir quelque part à Bruxelles, dans un lieu volontairement non divulgé par ses organisateurs, le « 1er Congrès européen de la dissidence », sorte de foire du livre avec la participation de Dieudonné M’bala M’bala, du député fédéral Laurent Louis et de divers auteurs français dont certains ont fait l’objet de condamnations du chef de racisme et/ou d’antisémitisme.

Hier déjà, la Ligue Belge contre l’Antisémitisme (LBCA) appelait l’ensemble des bourgmestres de Bruxelles à agir en vue de l’interdiction « du pire rassemblement d’auteurs, de théoriciens et de propagandistes antisémites que notre pays aura connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

A l’occasion d’une conférence de presse tenue ce mercredi matin, en présence de Joël Rubinfeld, président de la Ligue, Vincent De Wolf, bourgmestre d’Etterbeek et chef de groupe MR au Parlement bruxellois, Viviane Teitelbaum et Jacques Brotchi, députés bruxellois, ont appelé à l’interdiction de ce Congrès sur l’ensemble de la Région bruxelloise par l’intervention immédiate du Gouverneur de l’arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale.

Pour Vincent De Wolf, « les informations dont nous disposons laissent craindre, de manière plus que vraisemblable, que l'événement en question portera atteinte aux lois de 1981 contre le racisme et la xénophobie et de 1995 contre le négationnisme. Il tient de l'obligation morale et juridique de toute autorité publique d'empêcher que semblables événements puissent se tenir, ce d'autant plus, qu’il est à craindre un risque sérieux pour l’ordre public. »

En qualité de bourgmestre, Vincent De Wolf a contacté, ce jour, le Gouverneur f.f. de Bruxelles sollicitant solennellement et juridiquement son intervention afin qu’un arrêté de police soit pris afin d’interdire sur l’ensemble du territoire des 19 communes bruxelloise la tenue de ce « Congrès », ce que la loi rend parfaitement possible.

En effet, « il y a lieu de contrecarrer la volonté des organisateurs d’empêcher les autorités publiques compétentes, au premier rang desquelles les communes, de prendre les mesures de police administrative qui s’imposent, par la dissimulation volontaire du lieu de cet événement, jusqu’au dernier moment », estime Vincent De Wolf.

Auteure du livre « Salomon, vous êtes juif !? » qui propose une réflexion sur l’antisémitisme en Belgique, la député bruxelloise Viviane Teitelbaum a tenu à rappeler que « ce 1er Congrès européen de la Dissidence constitue une violation des lois de 1981 sur le racisme et l'antisémitisme, mais aussi de la loi de 1995 sur le négationnisme, et ce d'autant qu'y participent des antisémites notoires qui tiennent régulièrement des propos négationnistes et nazifiant vis-à-vis d'Israël. L'antisémitisme n'est pas une opinion mais un délit ! Celui-ci a existé de tous temps sous différentes formes, mais depuis le tournant du siècle, la parole antisémite s'est libérée, et c'est plus qu'inquiétant. Le politique ne peut pas toujours condamner mais il a le devoir de réagir !" ».

Quant à lui, le député bruxellois et sénateur Jacques Brotchi s’est également ému de voir un tel rassemblement être organisé à Bruxelles. « Ma vie a été marquée par un combat pour la tolérance, le respect et le mieux-vivre-ensemble. Enfant caché juif, ayant perdu une grande partie de ma famille durant la dernière guerre mondiale, tout simplement car ils étaient Juifs, je ne puis accepter aucune attitude, aucun geste antisémite, aucune parole négationniste, aucune remise en cause de la Shoah. Les personnes concernées par le 1er Congrès européen de la dissidence, dont Laurent Louis et Dieudonné M'bala M'bala, sont notoirement connus pour leurs opinions antisémites, racistes et homophobes. Ils n'ont pas leur place dans notre société ! »
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Inauguration du COCON

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Le 25 mars, le service de gynécologie obstétrique de l'hôpital Erasme a officiellement ouvert le "Cocon", premier gîte de naissance intra-hospitalier en Belgique. Le "Cocon" est un plateau technique distinct de la salle d'accouchement traditionnelle, géré entièrement par une équipe de sages-femmes de l'hôpital et ouvert à des sages-femmes extérieures accréditées. Y accoucheront des femmes enceintes avec des grossesses normales dites à "bas risque" en dehors de toute intervention médicale.

Le but premier est d'étendre l'offre de soins à un modèle de prise en charge démédicalisée mais, contrairement à l'accouchement à domicile ou en maison de naissance, en gardant la proximité et la sécurité des structures d'urgence et des compétences médicales. En cas de besoin, le transfert vers les structures classiques ne prend que quelques minutes.

Les intérêts pour un hôpital académique et qui justifient d'y développer cette expérience sont multiples: diminution du nombre des interventions médicales (taux de césarienne, épisiotomie, etc.); diminution du coût de l'accouchement; raccourcissement des durées de séjour.
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Le Plan Hépatite aurait pu sauver plus de 200 vies par an. Il n’en sera rien !

Lundi matin, en Conférence interministérielle qui devait aborder entre autres l’application du Plan hépatites, les Ministres de la Santé des entités fédérées et la Ministre Fédérale, Laurette Onkelinx, ont décidé… de ne rien faire !

Les Députés MR réagissent ! Hier, à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacques Brotchi interpellait, la Ministre de la Santé, Fadila Laanan (PS) sur les conséquences désastreuses de ce nouveau report.
« Chaque année, 550 Belges meurent des conséquences de cette maladie. Ce sont donc plus de 200 personnes qui mourront en attendant la prochaine Conférence interministérielle prévue dans 6 mois ! Mes mots sont peut-être durs mais ils n’en sont pas moins exacts. Avec un peu de courage politique, Madame la Ministre, vous auriez pu, avec vos collègues ministres de la santé, éviter ce désastre ! » s’indignait Jacques Brotchi.

En effet, en Belgique, 70.000 personnes sont touchées par la maladie- dont la moitié ignore qu’elle est porteuse du virus. Or, un dépistage précoce permettrait de sauver plus de 50% des patients. Le problème de l’hépatite C, c’est que les symptômes de la maladie sont totalement « silencieux » jusqu’à ce que la maladie arrive à un stade de nécrose si important que les traitements sont quasi inefficaces. Un dépistage ciblé et intensif permettrait donc de sauver de nombreuses vies.

Cette après-midi, le Député Damien Thiéry a interpellé la Ministre de la Santé au niveau fédéral, Laurette Onkelinx (PS) sur le remboursement des traitements innovants en matière de lutte contre l’hépatite C qui sont annoncés.

« Les nouvelles molécules promettent des thérapies plus efficaces, permettant de se passer d’interféron. La durée de traitement serait largement diminuée (de 12 à 3 mois). Le vrai défi sera de combiner ces avancées thérapeutiques avec des dépistages ciblés et précoces pour atteindre les patients positifs qui s’ignorent. Par ailleurs, plus tôt la maladie est identifiée, davantage les chances de traitement avec succès sont importantes avant que les dommages irréversibles n’interviennent. » souligne Damien Thiéry.

Le MR avait déjà fait voter le 3 mai 2012 une proposition déposée par le Député Daniel Bacquelaine et qui décrivait les actions qui devaient être menées urgemment pour diminuer l’incidence de cette infection et améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’hépatites.

Suite à ces questions, la Ministre de la Santé fédéral a pris l’initiative d’écrire à ses collègues afin de les convaincre d’avancer sur cette problématique. Les Députés MR attendent donc de savoir si Laurette Onkelinx sera savoir se montrer convaincante ou pas.

« Si ce Plan ne devait pas être mis en œuvre sous cette législature, les Ministres de la Santé socialistes devront tirer les conséquences de leur responsabilité collective sur ce nouveau report du Plan hépatites » concluent Jacques Brotchi et Damien Thiéry.
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Le clin d'oeil de Michel Drucker à Jacques Brotchi

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Les leçons de vie de Jacques Brotchi (article La Libre Belgique / 3 février 2014)

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Il avait la tête. Encore fallait-il avoir les mains. Et la passion par-dessus. Un regard sur les interrogations et les perspectives de la médecine.

La première fois que j’ai rencontré Jacques Brotchi, il n’avait pas la notoriété qui lui est venue par la suite. Depuis peu à Bruxelles, ce Liégeois s’était retrouvé mon voisin de table lors d’un dîner de presse en Israël et sa curiosité pour les sujets abordés alliée à une décontraction non affectée me l’avaient fait prendre pour un confrère : "De quel journal ?". Amusé, il m’avait mis les idées d’aplomb d’un "Je suis médecin", prolongé, face à mon insistance, par ce "neurochirurgien" qui avait aussitôt stimulé mon intérêt pour une profession dont j’ignorais presque tout. A mes questions naïves, il avait pourtant pris le temps de répondre avec simplicité, précision, une attention à se bien faire comprendre et une passion qui lui mettait du ciel dans les yeux.

Or, voilà que, près de trente ans plus tard, je retrouve ces qualités dans un livre au titre emblématique, "Se dépasser sans blesser ni se perdre" - sa devise - qu’il vient de publier avec la complicité efficace de Marianne Vanhecke. Ecrit à l’heure où il a décidé de ne plus opérer tout en gardant quelques consultations, c’est là le document d’une profonde humanité d’un homme au parcours prestigieux, mu par la certitude que le bonheur des patients auxquels il s’est consacré a fait son propre bonheur. C’est aussi son regard, nourri de longue expérience, sur les interrogations et les perspectives de la médecine d’aujourd’hui et de demain.

Tout le monde peut lire. Tout le monde peut s’y retrouver sans s’y prendre de migraine. La clarté est ici exigence. L’amour est fil conducteur. Celui pour des parents ayant fui en 1929 une Roumanie qui interdisait aux juifs l’accès à l’université. Celui pour ces villageois de Mont qui, par leur silence, permirent à la famille d’échapper à la tourmente de la guerre. Celui pour une sœur, infirmière d’un grand dévouement en dépit des graves brûlures dont elle fut victime. Celui pour le médecin qui, le soignant d’une pneumonie à l’âge de six ans, orienta, dès ce moment, le choix de son futur métier. Celui pour la pêche où, au fil de l’Ourthe, il apprit la patience et la solitude. Celui pour Rachel, une Parisienne épousée très jeune qui, d’abord ébranlée par le peu de place que lui laissait la vie accaparante de son mari, forgea sa propre voie à force de volonté et d’intuition et le "supporta" à tous les sens du mot : c’est lui qui l’assure. Celui pour ses enfants et petits-enfants qui l’ont persuadé de tirer quelques leçons de sa vie. Celui de ses amis opérés - ou non - et de ses opérés devenus amis qui n’ont cessé de le motiver. Celui du vin, du football, des vacances…

Ses études révélèrent qu’il avait la tête. Encore fallait-il avoir les mains. L’époque n’était pas à la miniaturisation ni aux techniques actuelles. La sûreté du geste, la maîtrise de soi, l’agilité des doigts étaient indispensables. Un bon prétexte pour laisser à sa femme le soin du bricolage et autres contingences matérielles. Après le scanner, des appareils de plus en plus précis l’aideront à créer en 1981 le service de neurochirurgie de l’hôpital Erasme à Bruxelles pour lequel il avait été sollicité. Conscient des avantages apportés par le microscope, la résonance magnétique, le Pet scan, le Gamma Knife… il aime dire qu’on n’opère pas des images et qu’un bon médecin doit d’abord écouter et entendre celui qui demande son aide. Ils ont été nombreux et, parfois inattendus comme le président Bendjedid d’Algérie ou Henri de Danemark. S’il ne révélait jamais les noms des personnalités faisant appel à lui - on le lui reprocha pourtant -, certaines le firent elles-mêmes dans un élan de gratitude, tel Adamo, qui, devenu un ami, signe la préface du livre.

Les échecs, douloureuse source de leçons. L’indispensable travail en équipe. Les échanges internationaux. L’enseignement. L’acharnement thérapeutique. Les dons d’organe. La politique où il s’implique essentiellement sur les sujets de santé. Les prix et les honneurs auxquels il avoue sans façon être sensible… L’optimiste qui rêve d’un "marché commun" du Proche-Orient et de voir un jour les hémiplégiques remarcher grâce au remplacement des cellules mortes du cerveau continue à avoir des projets et un rythme de travail que Rachel aimerait voir ralentir. "Mais elle me connaît assez pour savoir que je supporterais difficilement de vivre avec un agenda vide." Dont acte.

Monique Verdussen
(publié dans "La Libre Belgique" du lundi 3 février 2014)
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Se dépasser, sans blesser ni se perdre...

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Lorsque j'ai posé mon bistouri, il y a quelques mois, le moment m'a semblé propice pour me retourner sur une vie déjà longue, riche d’événements, de rencontres et de réflexions. Pendant des semaines, avec l'aide complice et efficace d'une journaliste, Marianne Vanhecke, j'ai couché sur papier le récit de ma vie. Le résultat est une biographie dans laquelle j'espère témoigner des valeurs de travail, de dépassement de soi et de tolérance qui m'ont toujours guidé. Cet ouvrage est disponible dès aujourd'hui dans toutes les bonnes librairies et très bientôt sur l'E-Shop de mon éditeur (www.lucpire.eu) ainsi qu'en format électronique.
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Avis des Académies de Médecine de Belgique concernant l’extension aux mineurs d’âge de la loi relative à l’euthanasie du 28 mai 2002

Interpellées par le projet de loi concernant la proposition d’extension aux mineurs d’âge capables de discernement de la loi du 28 mai 2002 relative à la dépénalisation conditionnelle de l’euthanasie, l’Académie Royale de Médecine de Belgique et la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België ont mené une réflexion approfondie, dans le cadre de leur mission statutaire de conseillères du législateur.

Les Académies de médecine constatent le caractère exceptionnel de ces demandes. Si le Parlement estime opportun de légiférer en la matière, elles émettent les recommandations suivantes:

1. Les conditions requises par la loi du 28 mai 2002 (Art.3, §1er) doivent être strictement respectées

2. Les demandes doivent être limitées aux mineurs d’âge qui se trouvent dans une situation médicale sans issue à brève échéance et résultant d’une pathologie grave et incurable dans l’état actuel de la science .

3. Les demandes pour souffrance psychique causée seulement par une pathologie psychiatrique doivent être exclues.

4. Les dispositions de l’Art.14 de la loi du 28 mai 2002 concernant la clause de conscience du médecin et des paramédicaux doivent être respectées.

5. L’évaluation de la capacité de discernement du mineur d’âge est une tâche difficile. Cette évaluation doit être rigoureuse et être confiée à l’équipe multidisciplinaire qui assure les soins au mineur .La décision finale appartient au médecin qui a reçu la demande.

6. Le deuxième médecin que doit consulter le responsable de l’équipe multidisciplinaire, conformément à l’art 3 §2 3° de la loi du 28 mai 2002, doit être pédiatre ou pédopsychiatre et doit s’assurer de la volonté réitérée du patient.

7. Les parents exerçant l’autorité sur le mineur ou, à défaut, ses responsables légaux , doivent donner leur consentement informé.

8. La question de l’euthanasie chez le mineur d’âge doit être intégrée dans la problématique globale de l’accompagnement de la fin de vie de l’enfant. Le développement des soins palliatifs pédiatriques doit être poursuivi ; leur accès tant au niveau hospitalier qu’extrahospitalier doit être optimalisé et bénéficier d’un financement adapté.
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Huile de palme : de la friture sur la ligne entre la Ministre de la Santé et le Conseil Supérieur de la Santé ?

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Ce mardi 17 décembre, le Sénateur MR Jacques Brotchi interrogeait la Ministre de la Santé au sujet de la recommandation du Conseil Supérieur de la Santé visant à limiter la consommation d'aliments contenant de l'huile de palme.

Jacques Brotchi rappelle que grâce à son faible coût de production, l'huile de palme s’est progressivement imposée dans le secteur agroalimentaire, à tel point qu’elle représente aujourd'hui 25 % du marché mondial des huiles végétales et qu’elle intervient dans la composition de 80% des produits alimentaires courants.

Cette situation n’est pas saine, précise le Sénateur MR. L’huile de palme est d’ailleurs au coeur des préoccupations de santé publique à l'échelle mondiale. Pourquoi ? Parce que cette huile diffère des autres huiles végétales de par sa forte teneur (plus de 40%) en acides gras saturés athérogènes. De ce fait, sa consommation n’est pas dénuée de d’effets néfastes sur la santé, à commencer par le l’augmentation des risques d'accidents cardiovasculaires.

Le 25 mars 2010, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments a publié un avis scientifique concernant les quantités recommandées de graisses dans lequel elle recommande de limiter autant que possible la consommation d'acides gras trans.

Chez nous, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) recommande une consommation d'acides gras athérogènes limitée et préconise une diminution de la consommation d'huile de palme qui contient plus de 40% de ces acides gras nocifs (ainsi qu'une diminution de la consommation de matières grasses laitières).

Le CSS a également attiré l'attention sur la nécessité d'une meilleure information des consommateurs. Les gens consomment trop souvent de l'huile de palme à leur insu étant donné que l'huile de palme est généralement mentionnée comme « huile végétale », sans spécifier son origine. Heureusement, une modification de la législation européenne obligera les marques à mentionner la source des huiles à l'étiquetage des produits à partir de décembre 2014.

Toujours est-il que pour Jacques Brotchi, l’impact sur la santé publique d'une consommation élevée d'huile de palme par la population, mais aussi le coût éventuel porté par notre sécurité sociale sont des enjeux bien réels dont il est possible et nécessaire de tenir compte via des mesures plus spécifiques. Ainsi, limiter la teneur des aliments en acides gras trans industriels et en huile de palme aurait indubitablement un impact positif sur la réduction du risque de maladies cardiovasculaires.

Jacques Brotchi évoque à titre d’exemples l’approche d'autres pays par rapport à ce problème de santé publique. Le Canada a adopté une résolution interdisant la présence de plus de 2% d'acides gras trans. Le Danemark a adopté en 2003 un décret-loi prévoyant que la teneur en acides gras trans des huiles et des graisses assujetties au décret-loi ne puisse pas excéder 2 grammes par 100 grammes d'huile.

En Belgique, Jacques Brotchi rappelle qu’il est l’auteur, avec la Sénatrice Dominique Tilmans, d’une proposition visant à limiter la proportion maximale de teneur en acides gras trans et en huile de palme. Il rappelle aussi qu’une proposition de résolution a également été déposée au Parlement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, où elle a été très bien accueillie et soutenue, y compris par le parti de Madame Onkelinx.

Mais qu’en est-il de l’approche de la Ministre de la Santé Publique ? Jacques Brotchi aurait souhaité en savoir plus sur les mesures envisagées par la Ministre et plus spécifiquement quant à une éventuelle intention de légiférer dans le but de limiter la teneur des aliments en acides gras trans d'origine industrielle.

Le Sénateur MR ne cache pas sa déception. La réponse de la Ministre fut brève. Madame Onkelinx a notamment répondu qu'il ressort de l'analyse du CSS que le problème ne vient pas de l'huile de palme en tant que telle mais du pourcentage d'acides gras que contiennent les aliments.

Pour la Ministre, il ne s'agit donc pas seulement du problème de l'huile de palme mais aussi de celui du beurre ou de la crème fraîche.

Donc, si je suis bien la Ministre, précise Jacques Brotchi, l'huile de palme n'est pas plus mauvaise que le beurre ou la crème fraîche. Pour ce qui est de l’huile de palme, elle se retranche derrière la future réglementation européenne en matière d’étiquetage. Cela ressemble à une porte de sortie et je suis déçu, conclut Jacques Brotchi. J’espérais un rebondissement mais je constate que la Ministre s’inquiète peu des effets de l’huile de palme. Elle les range parmi tous les acides gras et fait de leur consommation un problème général de consommation des graisses. Or, le problème de l’huile de palme est un problème à part qui doit être abordé spécifiquement.

Je constate qu’un certain nombre de pays ont pris des mesures pour limiter la concentration d’huile de palme dans les aliments de tous les jours. Pourquoi pas nous ?
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4G : le gouvernement bruxellois fait la part belle aux opérateurs

blogEntryTopperLe MR se réjouit qu'une solution soit enfin trouvée au dossier bruxellois de la 4G laquelle, après de longues tergiversations au sein du gouvernement régional, va dans le sens de la proposition déposée, début 2013 déjà, par Vincent De Wolf, chef de groupe MR.

Un constat regrettable, que les amendements défendus ce matin par le MR et rejetés en bloc par les partis de la majorité, s'impose néanmoins : l'Olivier bruxellois a choisi de faire la part belle aux opérateurs, et ce sans contrepartie aucune pour les Bruxellois.

Car, qu'en est-il ? La norme de 3 V/m que le gouvernement avait annoncé ne pouvoir changer en raison du principe de précaution passera à 6 V/m, soit à un niveau 4 fois moins sévère; les permis d'environnement seront délivrés deux fois plus vite et il n'y aura plus d'enquête publique en cas d'extension ou de modification d'une structure déjà existante; enfin, les pouvoirs publics devront se serrer les coudes pour proposer des toits supplémentaires de bâtiments publics pour accueillir de nouvelles antennes.

Quelles sont alors les contreparties pour les citoyens ? Aucune !

Le texte du MR proposait pourtant d'intégrer les sources de rayonnement émises par les radios et télévisions, lesquelles resteront oubliées du texte de la majorité.

Le MR proposait également la création d'un fonds de mesurage et de surveillance des ondes, financés par les opérateurs à concurrence de 100 €/an/antenne, ce qui aurait permis à tout Bruxellois de demander un mesurage des émissions reçues dans son habitat. De plus, de véritables contrôles préventifs auraient pu être instaurés alors que seuls 13 % des installations ont été contrôlées ces dernières années. Enfin, ce fonds aurait permis le financement de campagnes de sensibilisation et d'information à l'attention des Bruxellois.

Lors des débats en commission, ce mardi matin, le député Jacques Brotchi a rappelé en sa qualité de neurochirurgien, l'importance de disposer d'une bonne couverture d'émissions dès lors que le danger potentiel le plus inquiétant porte moins sur les antennes de GSM que sur les appareils mobiles eux-mêmes. Une couverture insuffisante oblige, en effet, ceux-ci à travailler plus... régime qui pourrait avoir des effets non anodins sur l'organisme. Un tel constat invite dès lors les pouvoirs publics à développer les campagnes de sensibilisation et d'information nécessaires afin de conscientiser la population sur les risques encourus.

En conclusion, la majorité ayant finalement décidé de modifier la norme afin de permettre l'implantation de la technologie 4G à Bruxelles, suivant en cela les appels du MR et le sens de la proposition déposée par Vincent De Wolf début d'année, le groupe MR votera bel et bien l'ordonnance adoptée ce matin en Commission de l'Environnement. Un vote d'abstention sera néanmoins formulé par le chef de groupe afin de motiver les réserves exposées ci-dessus.
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Fin des quotas INAMI : un numéro de prestidigitation

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J’ai pris connaissance de la mesure de la Ministre de la Santé visant à supprimer le contingentement INAMI pour les disciplines médicales en pénurie. Je me réjouis que l’on prenne enfin en compte cette situation de pénurie que je dénonce depuis des années. Les archives du Sénat témoignent de mes nombreuses tentatives de pointer du doigt l'absence d’un cadastre complet de l’activité médicale, étape indispensable pour être en mesure d’évaluer de manière claire les besoins en effectifs médicaux pour les années futures. 
 
Par contre, je ne peux que regretter qu’il faille attendre 2020 pour répondre à une situation à laquelle nous sommes dès à présent confrontés ! Aucune solution ne semble apportée pour le millier d’étudiants « excédentaires » qui sortiront d’ici 2019* et qui se verront interdire le droit d’exercer leur profession ! Je déplore donc le sort réservé aux diplômés des prochaines années.
 
Je constate que la mesure annoncée ne répond pas non plus au problème structurel de la planification. La ministre évoque un manque de quelques 96 médecins généralistes et de quelques dizaines de spécialistes dans les 4 autres disciplines en Fédération Wallonie-Bruxelles. Or, ce sont des milliers d’étudiants diplômés pour lesquels il faudra trouver une solution dans les années à venir. 
Enfin, la mesure ne répond malheureusement pas non plus au problème de l’attractivité dans ces branches et risque d’en faire des sous-catégories de médecins. C’est donc pour moi un mauvais numéro de prestidigitation pour répondre à un problème bien réel ! * Le rapport de la commission de planification prévoit en effet un «surplus » de près de 2000 étudiants diplômés en médecine d’ici à 2019 par rapport aux quotas INAMI actuels. Si ceux –ci ne sont pas révisé, ce qui ne semble pas être le cas, ces 2000 jeunes médecins se verraient tout simplement refuser le droit d’exercer la médecine ! 
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Médecins : beaucoup de diplômés, peu d'élus. Un vrai gâchis !

Suite à une question parlementaire que j'adressais hier à la Ministre de la Santé, le quotidien Le Soir me consacre une interview concernant les études de médecine. La Belgique, surtout francophone, diplôme à tour de bras des médecins qui ne pourront pas exercer sur le terrain. Pendant ce temps, les jeunes boudent la médecine de proximité. C'est un vrai gâchis !

D’abord d’un point de vue financier, pour les parents comme pour les pouvoirs publics puisque chacun sait que ces études sont très coûteuses. Ensuite du point de vue de la qualité de la médecine : ce métier s’apprend au pied du lit du malade, or nous n’avons pas la place pour accueillir tout le monde ». Quant à savoir si nous formons trop d’étudiant par rapport aux besoins, seul un cadastre détaillé de l’activité permettrait de le préciser mais il n’existe pas sous cette forme. Je préconise un « contingentement dès l’entrée, au moins via un examen d’aptitude à l’entrée qui soit obligatoire et contraignant afin de filtrer un minimum. Cette mesure doit s’accompagner de la mise en place d’une année de propédeutique afin de ne pas léser encore plus ceux qui n’auraient pas le “niveau”.

Lire/Télécharger l'article :
http://cl.ly/0o0k1Y2y3p0ablogEntryTopper
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La baisse du seuil de réussite dans l'enseignement supérieur : un mauvais signal donné aux étudiants !

Je n'ai pas pour habitude de m'inscrire à des "groupes" sur Facebook mais j'ai rejoint l'initiative d'étudiants qui ont monté une action contre la baisse du seuil de réussite dans l'enseignement supérieur.

Les standards européens sont fixés à 12/20. La Belgique suivait la même logique. Le système de cotation était clair et les étudiants s'y retrouveraient parfaitement.

Or, l'une des mesures du décret réformant l'enseignement supérieur du Ministre Marcourt (qui vient d'être voté le 6/11 au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles), modifie complètement la donne. Le seuil de réussite pour un cours, pour une année académique ou pour une dispense est désormais abaissé à 10/20.

Cette modification est un mauvais signal donné aux étudiants (qui n'étaient d'ailleurs pas demandeurs de pareille mesure). C'est clairement un nivellement par le bas, alors que notre enseignement supérieur a toujours eu une réputation d'excellence.

En séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Groupe MR a déposé un amendement pour maintenir le statu quo et conserver un système qui a fait ses preuves depuis des années et que les étudiants connaissent. Notre amendement a été balayé d'un revers de la main par la majorité PS-cdH-Ecolo. Idem pour celui qui relayait la demande insistante du secteur de reporter d'un an l'entrée en vigueur de la partie du décret réformant l'organisation des études.

Nos établissements nous affirment qu'ils ne pourront pas être prêts pour la rentrée 2014 comme le prévoit ce décret. Pourquoi ne pas leur faire confiance ? Il s'agit d'une réforme de grande ampleur, pourquoi risquer de la bâcler et se précipiter ?

Le décret adopté par le gouvernement PS-CDh-Ecolo affirme « placer les étudiants au centre de la réflexion », mais ce n'est pas en changeant les cotes qu'on fera mieux réussir nos jeunes. Un des points qui nous semble essentiel pour améliorer l'accessibilité de notre enseignement supérieur est d'agir sur la qualité de notre enseignement obligatoire. Mais ce débat-là n'a en jamais été entamé par le gouvernement au cours de ces cinq années de législature.

Le nombre d'étudiants ayant accès au supérieur a augmenté, mais le taux d'échec en 1ère année est toujours aussi important. Là est pour nous le vrai problème ! Et ce n'est pas en faisant mine d'abaisser le niveau d'exigence que l'on résoudra ce problème fondamental.
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